Verbatim : Le discours du Président de la Chambre d’Agriculture du Var.
Les Agriculteurs du Var en 2011 n’auront pas été épargnés, inondations, intempéries, LGV Paca, à chaque fois il a fallut présenter les dossiers, convaincre les réticents, séduire les décideurs … à chaque fois la chambre d’agriculture avec à sa tête le Président Baccino était au coeur de l’action, dans la vallée de l’Argens comme sur le boulevard de Strasbourg pour présenter et défendre une agriculture « moderne », respectueuse de l’environnement et nourricière. Pour tous ceux qui n’ont pas pu assister à la cérémonie des voeux du Président de la Chambre d’Agriculture du Var Alain Baccino, voici ci-après l’intégralité de son discours prononcé à Flassans au très beau Domaine de Gravières. Ce qui évitera que ses propos soient déformés en étant répétés.
Monsieur le Président du Conseil Général,
M. le Maire de Flassans,
Monsieur le Maire de la Crau et Président de la Commission Agriculture de TPM,
Monsieur le Directeur de la DDTM,
Monsieur le Président de la Chambre des Métiers,
Mesdames, Messieurs les présidents de filières agricoles,
Mesdames, Messieurs les présidents et directeurs de fédérations, syndicats et associations agricoles,
Mesdames, Messieurs les élus et salariés de la Chambre d’Agriculture,
Mesdames, messieurs les acteurs et partenaires du monde agricole et rural,
Chers amis,
C’est avec un grand plaisir nous vous accueillons au Domaine de la Gravière, adhérent à la cave coopérative de Flassans pour la présentation des vœux.
Je remercie Laurent Rougon, Président de la Fédération des caves coopératives du Var et Nathalie Hascoet Du Domaine de la Gravière qui nous accueillent, à l’occasion de cette année 2012, année des coopératives. Ce sont des valeurs de solidarité, de fraternité, d’efficacité, et de compétitivité que vous avez raison d’afficher avec fierté.
C’est aussi l’occasion de faire une rétrospective de nos actions en 2011 et plus loin jusqu’en 2007. Ce regard en arrière nous permet de mesurer le chemin parcouru et ainsi de continuer d’agir pour l’agriculture, ses agriculteurs et ses territoires.
2011, a été, jusqu’au dernier jour, une année très difficile. En plus du contexte de crise économique, s’ajoutent les incertitudes du monde agricole, Je citerai 3 exemples:
- Les inondations de novembre 2011 : même si les pertes sont moins étendues qu’en 2010 la situation est plus grave.
Certains agriculteurs sont sinistrés pour la deuxième fois et mon inquiétude est grande car le découragement est perceptible.
Il reste des situations très délicates, où la reprise ne pourra s’envisager que si les mesures demandées à l’occasion des cellules de crise obtiennent des réponses. Si nous voulons encore d’une agriculture dans la vallée de l’Argens il est nécessaire de sortir des dispositifs classiques.
Au cours des réunions fréquentes en cellule de crise il ressort une véritable volonté collective des participants de ne pas laisser les agriculteurs sinistrés dans l’oubli. Pour ma part je serai toujours au premier rang auprès des sinistrés.
En 2012 aux côtés des syndicats agricoles, avec l’aide des partenaires dans les cellules de crise, je ne lâcherai rien, autant dans l’obtention des aides à la relance de l’activité que dans les moyens à mettre en œuvre pour sécuriser les exploitations. - Le projet de LGV PACA qui a réveillé de grandes craintes dans le monde agricole et rural et qui a su mobiliser de nombreux acteurs varois (syndicats agricoles, maires, conseillers généraux et notamment Mme Pons, M. Falco, la société civile) et je les remercie.
Le rapport « Cousquer » qui a servi de base a lettre du ministre Borloo, n’a tout simplement pas considéré l’agriculture, un signe : M Cousquer n’a pas jugé utile de rencontrer le président de la chambre d’agriculture ni aucun d’entre nous.
De plus, RFF persiste et signe en ne respectant pas les objectifs de la lettre ministérielle. Et aujourd’hui on s’étonne de voir des agriculteurs manifester au cours de la concertation.
Pour ma part, chaque fois qu’un agriculteur exprimera son inquiétude, je serai là.
ET cette inquiétude des agriculteurs envers ce projet, elle est fondée ! Car il en va de l’avenir de nos enfants.
Il est de mon devoir en tant que Président de la Chambre d’agriculture d’être aux côtés des syndicats et OPA qui se sont mobilisés courageusement.
Sans la réaction du syndicalisme agricole, le Var se serait vu transpercé par un couloir de 1000 mètres de large.
(Enfin quand je dis le VAR, en vérité l’espace agricole du VAR se serait vu transpercer par un couloir de 1000 m).
Bien sûr, on a pu critiquer la manière, mais le résultat, c’est qu’aujourd’hui l’éveil des consciences a eu lieu et tous les élus du var sont déjà d’accord pour refuser les fuseaux allant au-delà des lignes existantes.
Aujourd’hui, même si grâce à cette réaction, plusieurs options sont fortement remises en cause, de son côté, le ministre nous assuré que le projet serait relancé en juillet. Alors RFF doit fondamentalement revoir sa copie. La chambre continuera à être à l’écoute des agriculteurs et sera l’instrument de cohésion professionnelle en lien avec les décideurs.
J’ai bien entendu M le président Lanfranchi, à l’occasion de vos vœux, les rappels de vos investissements fructueux dans l’agriculture varoise, une LGV ne peut pas réduire à néant ce que l’on a sué pendant des années avant d’en arriver là,
En effet, l’agriculture identitaire, elle est quelque part la fierté des varois.
Nous devons rappeler aux concepteurs de ce projet que la LGV n’est pas un objectif, mais que c’est un moyen pour apporter du confort au varois.
Demain s’il n’y a plus d’agriculture que mangerons nous ?: des rails… vivrons-nous dans des wagons ou dans le plus beau département de France ?
Nous avons bien vu que les varois ont choisi car ils n’acceptent pas la menace qui pèse sur l’agriculture de leur département.
- Bien qu’il s’agisse d’un débat national, je souhaite dire quelque mot sur la demande de maintien des droits de plantations. Les Chambres au travers de l’APCA ainsi que le syndicalisme à vocation générale auront un rôle majeur à jouer, car il est clair que ce dossier vient peser sur les négociations, plus horizontales de la reforme la PAC.
Je ne peux pas croire qu’une majorité qualifiée des états membres ne reviendra pas sur ce règlement qui remet en cause le fondement même de la viticulture européenne. Pour la viticulture, La réforme de la PAC sera à suivre avec beaucoup d’attention car les OPA nationales examinent la possibilité de conserver l’enveloppe OCM tout en ouvrant la possibilité à la viticulture de bénéficier des paiements directs.
Pour ce qui est des bassins viticoles, alors que depuis Cinq ans la majorité des professionnels de la viticulture provençale demandent la création d’un onzième bassin spécifique. Je veux dire un bassin qui fonctionne, pas comme les 10 autres qui n’ont aucune action ni décision à leur crédit).
Jusqu’alors, cela ne semblait pas préoccuper grand monde, ni nous-même d’ailleurs, et voilà que nous avons obtenu une réponse et reçu un commissaire du ministère nous enjoignant de proposer, non pas un sous bassin, ni un espace Provence mais une section PROVENCE appelée « conseil territorial PROVENCE , du bassin Rhône Provence ». Et-ce, dans le dans le mois à venir.
C’est une option à étudier, car ce qui est bon signe, c’est que la balle est dans notre camp, sans précipitation (5 ans/1mois), mais avec beaucoup de vigilance, pour veiller à ce que le niveau d’autonomie de cette section soit garanti dans les actes.
Ne croyez pas, avec ces 3 exemples, que vous avez en face de vous un président abattu ou défaitiste. Je suis bien au contraire vigilant, aux aguets, relativement confiant et surtout déterminé.
L’année 2011 a eu son lot de réjouissances et de grands accomplissements :
- Je commencerai par féliciter une action du syndicat de défense de la figue de Solliès dont nous pouvons être tous fiers : l’obtention par la filière de l’AOP Figue de Solliès reconnue a l’échelon européen. (22 décembre 2011). Félicitations Joël ainsi qu’a tous les producteurs engagés.
Vous aviez raison : La seule voie, pour reprendre l’avantage face a la concurrence étrangère, est de développer une identité territoriale.
C’est ce qui manque encore à certaines filières !
- Le lancement de la Route des vins de Provence en 2011 (je tiens d’ailleurs à remercier nos partenaires le conseil général pour la pose des magnifiques panneaux, le CIVP au travers de ses comités d’appellation, le credit agricole, le conseil régional sans oublier les remercier les 230 vignerons varois et au total 300 vignerons de Provence qui, dès cette première année, se sont lancés dans l’aventure.
- En 2012, cette route des vins est prête pour entrer dans sa phase opérationnelle puisque de nouveaux partenariats de développement vont être noués, notamment avec les acteurs du tourisme.
- L’engagement de la Chambre d’Agriculture dans le plan national Ecophyto elle se traduit au travers de plusieurs actions innovantes et complémentaires dont l’objectif est de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires
- l’organisation de sessions de formations Certiphyto (400 exploitants formés). Reprise des formations dès février
- la mise en place d’un réseau de fermes de références pilotes en viticulturepour expérimenter des systèmes de productions économes en phytosanitaires.
- En 2012, un réseau équivalent en fleurs coupées vient d’être validé, (non sans peine)
- 2011 a aussi été une année importante en matière de préservation de la qualité de l’eau Dont le département peut être fier.
- Après 5 ans de réunions sur le terrain, 40 MAET (Mesure Agro-Environnementale Territorialisée) ont été signées sur le bassin versant du Caramy engageant près de 800 hectares de vignes dans des pratiques plus respectueuses de l’environnement.
- En 2012, La chambre d’agriculture sera toujours présente pour répondre aux besoins d’agriculteurs s’engageant dans ces démarches, y compris les demandes d’appui technique nécessaire pour faire face à ces évolutions.
- 2011 a aussi été l’année d’un nouvel élan en matière de relance de la filière maraîchage et de développement des circuits courts de commercialisation via, entre autres, la marque Terres du Var.
Voici donc 3 projets phares qui se poursuivront en 2012….
Je ne vais pas vous faire un bilan exhaustif de nos actions 2011. Regardons ensemble vers 2012 plutôt. Les chantiers que nous allons entreprendre sont nombreux :
Après la diffusion du livre blanc en 2010, nous avons finalisé en décembre 2011 notre suggestion de nouveau règlement de la zone A. Ce travail nous l’avons mené grâce à des échanges avec l’Association des Maires et le Conseil Général et depuis un an, ponctué par des réunions constructives avec la DDTM ; je remercie M. Pignol ici présent,
Le Comité de Suivi de la Charte se réunira bientôt, courant du premier trimestre 2012, avec pour ordre du jour l’approbation de ce nouveau règlement. Je profite de la présence de M. Lanfranchi pour lui proposer de réunir ensemble cette commission de suivi de la Charte.
J’espère que 2012 sera l’année d’un nouveau règlement de la zone A, actualisé.
Pour que la réduction la pression foncière et la limitation du mitage ne soit pas l’objectif central mais soit la résultante d’un règlement qui favorise en premier, l’installation et le développement des entreprises agricoles. (retenez cette phrase)
Comme nous le savons tous, la pression foncière sur le Var est très forte. L’étude prospective Var 2030 réalisée par le Conseil Général en témoigne : les espaces agricoles ont reculé de 16 000 ha entre 1988 et 2006. Les derniers chiffres du Recensement Général Agricole 2010 le confirment aussi : 1/5ème de la superficie agricole a disparu en 10 ans.
Pour enrayer ce phénomène, nous devons tous prendre nos responsabilités et entreprendre une action foncière volontariste. C’est-à-dire en amont des avis rendus par la CDA à l’ occasion de l’élaboration des schémas d’urbanisme, pour inclure au mieux les projets agricoles dans les projets de territoires des collectivités.
Je suis convaincu, mes équipes également, pour préserver durablement le foncier, il faut développer des projets d’entreprises agricoles au cœur des territoires en concertation et co-construction avec :
- les élus des communes et EPCI qui ont les décideurs de l’aménagement et du développement économique de leur territoire,
- et les agriculteurs, acteurs de ces territoires.
Depuis 2007, nous travaillons dans ce sens. C’est une grande satisfaction de constater que les collectivités sont de plus en plus nombreuses à nous identifier et à faire appel à nos services pour les conseiller et les accompagner dans leurs études de projets d’aménagement ou de développement économique.
Je remercie chaleureusement :
- l’Association des Maires et son Président qui n’a pu malheureusement se libérer et avec qui nous entretenons des relations exceptionnelles, constructives et de confiance.
- ainsi que toutes les collectivités qui ont déjà fait confiance à nos équipes et qui prennent en main l’avenir de leur agriculture et de leurs agriculteurs.
En 2012, de nouvelles études ou de nouveaux projets vont voir le jour (à Tavernes, à la Cadière…) et d’autres, débutées en 2011, vont se concrétiser début 2012.
- Je pense notamment au projet de remise en culture des terres incultes de la Môle – Cogolin et à celui de ZAP à la Roquebrussanne porté par un maire particulièrement attentif à son foncier agricole. Cette ZAP est une 1ère en PACA.
La préservation des terres agricoles est une responsabilité collective ; en 2012, nous continuerons de prendre nos responsabilités et rendrons des avis toujours justes, mais des avis tranchés et dans le respect l’intérêt général agricole et plus largement dans l’intérêt général du Var et des varois.
Face au contexte actuel, continuons à mener cette politique volontariste et efficace, toujours en concertation avec les filières de production. L’agriculture de demain, c’est :
- Une Agriculture qui ose, qui a de l’audace, qui a de l’ambition,
- Une Agriculture, qui s’engage, des acteurs et partenaires qui s’engagent collectivement
- Une Agriculture responsable, des acteurs et des partenaires qui portent cette responsabilité collective,
La Clé : c’est une « Agriculture de partenaires : engagés, fiers, bienveillants et déterminés »
Quand je parle d’une agriculture de partenaires.
- Je pense aux filières, aux syndicats et aux associations agricoles (pour qui nous travaillons) et que nous associons systématiquement à nos projets.
- Et je pense bien évidemment au Conseil Général avec qui nous travaillons et qui nous soutient sur un nombre important de dossiers. Je vous remercie monsieur le Président très sincèrement pour la fidélité, la force et la bienveillance de votre engagement pour l’agriculture. c’est de l’argent bien investi, pas uniquement pour les agriculteurs mais aussi pour tous les varois. Je remercie chaleureusement Mme Pons retenue à Paris qui nous accompagne au quotidien.
En 2012, nous allons continuer d’agir pour :
- Augmenter la rentabilité et la compétitivité des entreprises,
- Renforcer nos partenariats avec les centres de recherche
- Accompagner les filières dans leurs projets structurants
- Proposer et initier des dynamiques territoriales porteuses de valeur ajoutée
- Négocier au mieux les intérêts de l’agriculture dans les grandes négociations et les cadrages de politique publique :
- La réforme de la PAC
- La Projet régional de développement agricole et rural,
Puisque vous avez fait le chemin jusqu’à Flassans pour les vœux de la Chambre d’agriculture, voici en avant-première quelques-uns de nos projets pour les FILIERES en 2012 :
- le projet de création de zone de production horticole sur le bassin hyérois se poursuit en concertation avec la filière et en partenariat avec la collectivité TPM.
- La filière horticole traverse une crise majeure et ce projet qui a fait l’objet d’une étude est essentiel pour son avenir. En 2012, l’horticulture, qui dispose d’un niveau d’organisation important, représente 35% du CA du département, fera l’objet de toute notre soutien et notre attention . Aussi pour commencer l’année M le préfet du var en collaboration avec la CA83 a souhaité organiser des assises de l’horticulture. je salue cette initiative car il est toujours utile de se poser pour échanger ses vues sur l’avenir d’une filière, surtout quand elle est autant malmenée.
- en 2012, je l’espère, un projet similaire de création d’un pôle maraîchersur ce même territoire est à l’étude et devrait voir le jour.
- Cette année, un de nos axes de travail majeur sera la relance du maraîchage qui passera par le renforcement de suivis techniques et l’accompagnement à la commercialisation en circuits courts. Les demandes sont fortes, mais il ne faut pas oublier que pour y répondre il faut une production et des producteurs.
- L’installation sera un chantier important. 35 candidats à l’installation en maraîchage sont inscrits au RDI et n’ont pas de terres. Alors que paradoxalement, beaucoup de collectivités sont dans l’attente d’un maraicher pour alimenter leur marché de pays.
- Dans les demandes fortes sur les produits maraichers, le projet de RHD (restauration hors domicile) et de fourniture auprès des cantines scolaires est un axe fort de la politique du Conseil Général. Même si ce dossier est profond et complexe, nous avons la volonté et bien sûr l’expérience et l’expertise pour le mener à bien. Ce projet, je le dit clairement ne pourra pas se faire moitié a la chambre moitié a AGRIBIOVAR. C’est un projet qui va faire appel a l’ensemble des champs de compétence de nos services et donc nécessite un commandement unique et une cohésion sans faille. C’est un travail sur le long terme, mes collègues élus sont prêts a s’investir, mais il faut mettre le projet rapidement dans le bon axe. Sinon il déraille.
Je remercie TPM pour son implication et la confiance qu’elle porte à la CDA et le président de la commission agriculture M Christian Simon.
- Plusieurs projets collectifs et structurants en élevage sont à l’étude et doivent se concrétiser en 2012.
- Un projet de mutualisation de transports des animaux et vers l’abattoir et de retour des carcasses. Un premier voyage est prévu fin mars 2012
- Un projet à l’étude d’abattoir dans le Var.
- En oléiculture, nous continuons d’expérimenter la possibilité de diversifier la production vers la transformation d’olives de tables.
- Pour la truffe, le projet de maison de la truffe avance bien. C’est sur des projets comme celui-ci qu’on se rend compte de l’efficacité de notre organisation. l’appui aux trufficulteurs se fait par nos deux axes : entreprise pour les conseils techniques aux producteurs et territoire pour le montage de ce merveilleux projet pour le haut Var.
- Pour les pépiniéristes, la lutte contre le charançon rouge du palmier a mobilisé nos équipes et aussi nos élus. Je remercie à ce titre josette pons pour l’appui auprès du ministère afin de faire reconnaitre la méthode endogène de traitement qui s’avère être plus efficace et moins polluante.
- Je terminerai par un projet important en 2012 celui de la marque « Terres du Var ». c’est un projet financé par le conseil général, placé dans le cadre du CEV et piloté par la CA83.. Il regroupe toutes les filières de production et associe les artisans et les commerçants dont l’implication dans ce projet doit contribuer à la mise en valeur de nos produits et producteurs. Hier encore le comité de promotion qui est l’instance de validation des cahiers des charges, examinait les cahiers des charges de 3 filières, oléicole horticole et piscicole. La caution de la marque terre du Var, c’est le suivi partagé par les acteurs des filières concernées qui sont présents dans ce comité de promotion. Je remercie Jacques Montano, président de la CMAV avec qui nous travaillons efficacement et dans un excellent esprit de cohésion.
L’agriculture varoise a encore de longues décennies devant elle. J’en suis convaincu. En 2012, nous continuerons avec nos partenaires et amis, avec vous mesdames, messieurs les représentants du monde agricole et rural, à croire en cet avenir que nous devons construire, et nous continuerons à oser et surtout à agir.
Je souhaite enfin m’adresser plus particulièrement à mes équipes. ;
L’équipe d’élus qui m’accompagne et avec qui nous partageons la charge, la réflexion et le pilotage sur les dossiers. C’est en effet l’amitié et le plaisir que l’on a de se rencontrer et de travailler ensemble pour faire avancer l’agriculture varoise qui me motive dans ce mandat.
Je m’adresse aussi l’équipe de salariés de la Chambre que je remercie pour la qualité de leur travail.
La Chambre d’Agriculture est un acteur professionnel, économique et institutionnel.
Notre force première, ce sont les femmes et les hommes qui la composent. Sans leur expertise, leur engagement et leur ténacité, nous ne pourrions pas depuis 5 ans agir avec autant de réussite et de clairvoyance. Je les remercie très sincèrement. Je sais que cette période de crise économique et sociale les touche eux aussi, que ce contexte de régionalisation des chambres d’agriculture les préoccupe et c’est normal.
Il me semble que la nouvelle organisation de la chambre d’agriculture suivant deux pôles « entreprise » et « territoire » permet d’être plus efficace pour mener à bien nos multiples action, mais aussi plus serein pour les réaliser.
En 2012, nous aurons l’occasion de communiquer en interne pour faire le point. D’ailleurs, nous nous retrouverons très bientôt à la mi-mars (très probablement le 15 mars ) Pour échanger sur vos préoccupations.
Notre deuxième force, je l’ai déjà mentionné, c’est la force du partenariat, de l’ambition, et de la vision commune, celle d’un Var agricole, celle d’une exception agricole PACA. Il n’est pas trop tard pour le Var. Osons agir.
Je vous souhaite à tous mes meilleurs vœux. Que 2012 cette belle année des coopératives, traduise l’engagement de tous, agriculteurs, élus, collectivités en faveur de l’agriculture, ses agriculteurs et ses territoires.
Cette traditionnelle cérémonie des vœux nous donne l’occasion de nous réunir et de partager un moment de convivialité. Aussi je vous invite a prendre ne semble le pot de l’amitié sur la base des produits du terroir.
Alain Baccino Président de la Chambre d’Agriculture du Var









