Une étude qui joue à cache-cache avec un Tramway nommé Désir.

Une étude qui joue à cache-cache avec un Tramway nommé Désir, c’est la nouvelle fable contemporaine Toulonnaise. Ce n’est malheureusement pas une fable!

Pour ceux qui auraient la mémoire courte rappelons que dans les années 80, il existait le SITCAT Présidé par Louis Colombani, qui avait comme mission de réfléchir aux transports en commun sur l’agglomération Toulonnaise, pour le compte des habitants. Après la pelle du 18 Juin 95, cette structure a été présidée par Monsieur Gestat de Garambé pour le compte du Front National et depuis 2001, c’est Hubert Falco, lui même qui pilote le dossier. Comme les autres dossiers diront les mauvaises langues, toujours est-il que l’importance des enjeux ne pouvait échapper à un homme politique qui a été Secrétaire d’État à l’aménagement du territoire. Hubert Falco veut laisser une trace, les transports en commun sont une belle occasion, comme un sillon au coeur d’une agglomération qu’Hubert Falco conçoit fluide et confortable. Il défend bec et ongles SON idée. Le BHNS Bus à Haut Niveau de Service. Fermé le banc !

Il aura fallu au Collectif Tramway saisir la CADA, par l’intermédiaire de l’association TVD, pour avoir connaissance d’une étude réalisée en 2009. Le seul souci c’est que les conclusions du CETE Méditerranée, sont exactement à l’opposé de la volonté municipale exprimée, en matière de transport en commun.
Le CETE Méditerranée, Centre d’Études Techniques de l’Équipement est :
-un service déconcentré du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (MEDDE) donc un service déconcentré de l’État.
-un bureau public d’études et d’ingénierie reconnu pour ses compétences
-un spécialiste des territoires de l’inter-région méditerranéenne
Il doit être compétent puisque, c’est à cet organisme que TPM, Présidé par Hubert Falco, a commandé l’étude.

Non seulement l’expertise du CETE ne sera ni reconnue ni suivie d’effet, mais son étude restera camouflée, réservée à quelques initiés et thuriféraires jusqu’à ce que le Collectif Tramway … le place sous la lumière des projecteurs, le 6 Février 2013.

Pour télécharger l’étude : http://www.tramwaytoulon.com/2009-08_Etude_CETE_Aix.pdf

Quand je pense que Jo Dassin chantait « Qu’il est long ton chemin Papa », nous … ça fait trente ans qu’on réfléchit, on est les meilleurs réfléchisseurs au Mooooonde ! Mais au bout de 30 ans on a toujours rien, peanuts, nada. Si tu veux traverser l’agglomération Toulonnaise d’Ouest en Est, alors … Bon courage !

Quelles conséquences ?
par Valentin Gies, porte-parole du Collectif Tramway.
La révélation de l’étude du CETE, malgré les entraves procédurières mises en œuvre par TPM a des conséquences très lourdes.
En premier lieu, elle valide avec l’approbation d’experts renommés, tous les travaux et communications faits par le Collectif Tramway jusqu’ici. En outre, elle va également dans le sens des conclusions du Tribunal administratif de Toulon qui avait condamné TPM par trois fois à l’automne dernier.
En second lieu, elle met en évidence une volonté de dissimuler une étude financée par le contribuable, ce qui constitue une violation grave des règles les plus élémentaires de la démocratie. Pendant 4 ans, TPM par la voix de son président ou de son vice-président en charge des transports aura donc dupé les citoyens et contribuables de notre agglomération en clamant haut et fort, mais à tort, que le BHNS était la bonne solution pour Toulon alors que cette possibilité était clairement à rejeter dans l’étude du CETE, sous toutes ses formes !
Pire encore, pendant ces 4 années, des commandes publiques ont été passées pour la réalisation d’un BHNS contre les préconisations de l’État et au mépris du contribuable. Parmi ces marchés figurent ceux qui ont été annulés administrativement par le Tribunal de Toulon. Au regard de l’étude du CETE, il est évident que ces marchés n’auraient jamais du être passés. Il y a donc eu faute grave de la part de TPM, et nous espérons que des mesures exceptionnelles seront prises pour qu’un tel fiasco ne se reproduise plus.
Toujours concernant les marchés publics, le collectif tramway se félicite d’avoir imposé très tôt à TPM de mettre un terme à ces passations de marchés qui conduisaient à des dépenses aussi inutiles qu’importantes. Grace à notre collectif, nous avons fait économiser au contribuable des millions d’euros qui auraient été dépensés en pure perte par TPM.
Au final, c’est tout le projet de BHNS qui s’effondre d’un bloc : M. Falco, Président de TPM, dans ses vœux déclarait encore récemment qu’il allait faire une nouvelle enquête publique pour un BHNS, qu’elle serait lancée très prochainement et qu’il était serein. Le Collectif Tramway lui avait répondu que cette DUP ne serait probablement jamais validée par la commission d’enquête car le BHNS n’est et ne sera jamais d’utilité publique sur l’axe Est-Ouest à Toulon. Nous en avions la conviction et les preuves. Aujourd’hui avec l’étude du CETE d’Aix, étude demandée par TPM, nous en avons la preuve formelle et validée par les meilleurs experts de l’État. Sur la base des conclusions de cette étude, nous ne voyons pas comment une commission d’enquête pourrait valider une Déclaration d’Utilité Publique pour un BHNS à Toulon !
La conclusion est donc implacable :
le BHNS sur l’axe Est-Ouest de l’agglomération, c’est fini.

Concernant l’avenir, deux possibilités s’offrent à présent aux élus :
- Construire un tramway : la DUP existe, les ouvrages d’art sont faits, les expropriations sont réalisées, dans 2 ans, le tramway pourrait rouler à Toulon et dans l’agglomération et tout le monde sera gagnant !
- Ne rien construire du tout : c’est un scenario noir pour une ville ayant des embouteillages chaque jour plus importants et figurant parmi les plus polluées de France en termes de pollution aux particules fines (véhicules diesels en particulier). Le scénario « rien du tout » comporte en outre de gros risques juridiques : le versement transport a été majoré depuis 2004 pour financer le tramway, ce qui a permis de lever plus de 120M€ jusqu’ici. Renoncer au tramway serait s’exposer aux recours des entreprises qui peuvent demander le remboursement des sommes indument versées au titre de la majoration du versement transport (0.75% des salaires). Une telle demande a déjà eu lieu à Bordeaux sous la mandature de Jacques Chaban-Delmas, Alain Juppé y a mis un terme en réalisant le tramway pour le plus grand bonheur des Bordelais.
Au vu de cette analyse, il parait donc évident qu’il est impensable de faire un autre choix que de réaliser enfin de tramway à Toulon !
Valentin Gies,
porte-parole du Collectif Tramway.

7 réponses à to “Une étude qui joue à cache-cache avec un Tramway nommé Désir.”

  • Luce:

    Falco est tellement borné qu’il ne fera rien et c’est bien dommage pour l’agglo

  • JT Desaguliers:

    Ca fait du bien de lire autre chose, ça commence à devenir intéressant votre truc!
    Reste effectivement à savoir si les membres de la majorité de TPM avaient eu connaissance de cette étude.Ils sont ou complices ou pris pour des c…
    Si c’est vrai, j’en connais qui ont du souci à se faire. Au fait que fait Mr le Préfet pour les appels d’offres qui n’avaient pas lieu d’être? Au nom de l’état et des contribuables il pourrait peut être faire quelque chose, Non?
    La remise en ordre, c’est maintenant? On l’espère !!!!
    j’ai dit.

  • Jean Denis:

    Le temps passe pour tout le monde certes, mais il y a plus grave. Essayez d’additionner toutes les études + ou – bidons qui ont été commandé par Colombani + Gestat de + Falco.
    Il y a là de quoi éradiquer la pauvreté dans le Var. À quoi ont servi ces études? où est passé NOTRE pognon?

  • cento:

    Le tramway à Toulon c’est maintenant! A moins que ses administrateurs ne s’entêtent à faire respirer son air empoisonné par le trafic routier et les bus à toute sa population!!

  • Jeannot Le Pin:

    Une partie de nous est lucide, mais collectivement nous sommes Cons. Falco, certes, est testard, mais surtout c’est un élu, donc électoraliste. Il sait à qui il a à faire, la majorité des Toulonnais ne voit pas plus loin que le bout de leur nez, c’est profiter aujourd’hui de leurs bagnoles qui les intéresse : pas de chantier, pas de gêne, et l’avenir, l’intérêt collectif, ils s’en caguent comme ils disent si élégamment. Il faut voir les levées de boucliers dans les CIL chaque fois que quelque chose, bande cyclable, marché, fête, vient les gêner pour rouler et garer leurs caisses! Il faut entendre les invectives! Alors oui, Toulon continuera avec ses bus les plus lents de France, dont seules les lignes 1 à 9 ont une fréquence « urbaine », comme dans les années 70. Parce que les cerveaux de beaucoup de Toulonnais sont restés bloqués dans ces années-là… Têtes de gobis !

  • Tournalle Marie:

    Ce qui est navrant, ce sont tous ces gens expropriés pour rien, notamment à St Jean. Ce n’était pas des riches qui habitaient rue Berthier, par exemple.
    C’est toujours la même chose les « décideurs » ont des lubies et les font payer par les petites gens car les autres ne disent rien.
    Réveillons nous ! Et le Préfet il est pas là pour nous défendre?

  • Michel:

    Quelle suffisance quand Falco répond dans Varmatin : « Au lieu d’organiser des conférences de presse, ils (les supporters du tram) devraient gagner les Municipales en 2014. » Il croit vraiment qu’il est le propriétaire de Toulon et que la ville est à lui à tout jamais.
    En vieillissant il est décevant Hubert. Bête et borné.

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