Archives d’un auteur

Un rendez-vous manqué ou une promenade en bateau?

Depuis le mois de juin 2014 nous essayons de rencontrer le Président du Medef Paca pour échanger des idées, des impressions sur le tissu économique départemental, sur les forces et les faiblesses de notre département, sur son rôle dans la région …

Dans un premier temps, un directeur de la communication zélé nous a expliqué qu’à l’approche des vacances le Président était « overbooké », laissant malgré tout fuiter une question anodine « mais, dans le Var comment ça va ? » faisant certainement référence à nos deux articles au même titre : « Coup de tonnerre sur l’économie varoise ».

À la rentrée, rebelote, par le biais de twitter nous reprenons contact avec le Président du Medef Paca et sa première réponse nous laisse espérer. À condition de passer par son directeur de la communication qui aimerait bien avoir nos questions avant la rencontre ! Ben voyons.

Après plusieurs échanges avec cet employé,qui se présente comme un étudiant à Sciences Po Aix sur twitter, rendez-vous est pris le 22 Octobre à Manosque. Quelques jours après … c’est à Marseille, puis on se rappelle, puis on vous confirme ça.

La veille du rendez-vous, sentant bien un p’tit malaise et jugeant notre interlocuteur franc comme un âne qui recule, nous prenons soin de confirmer notre rendez-vous du lendemain.

Rv Medef Le 22 Octobre en nous présentant à l’adresse confirmée, une charmante secrétaire nous indique qu’il doit y avoir une erreur car « le Président du Medef Paca est en déplacement aujourd’hui. »

Les règles de la bienséance nous laissaient espérer à tout le moins des excuses, que nenni ! Notre interlocuteur nous indique que nous sommes trop désagréables avec lui, pour que le Président du Medef Paca nous accorde une entrevue.

Nos questions n’avaient portant rien de révolutionnaire, elles donnaient même l’occasion au Président du Medef PACA de mieux s’expliquer.

Jugez plutôt :

1/ Vous êtes le Président régional du Medef, vous affichez un badge qui rappelle la campagne menée actuellement par le MEDEF « Un million d’emplois ». L’annonce a son effet, mais on oublie souvent d’entendre que c’est “d’ici 2020”, ce qui fait 180 000 emplois par an. Au regard des 41 Milliards payés par les contribuables, ça semble peu, non?

2/L’Entreprise avec un grand « E » ça n’existe pas, c’est un MYTHE. Il existe 1,2 million d’entreprises très différentes. Elles n’ont rien à voir entre elles : CAC 40, grands groupes, ETI, PME-PMI ou TPE. Or, se sont bel et bien les « groupes », se sont les 217 entreprises de plus de 5000 salariés qui emploient 31 % des salariés qui se partagent les milliards de l’État. Et pourtant ce sont elles qui ont les marges les plus élevées, qui licencient le plus, qui embauchent le moins ! Comment l’expliquez-vous ?

3/ Revenir sur les 35h, Moins de jours fériés, un Smic revu à la baisse, Reculer l’âge de la retraite, Réformer l’assurance-chômage, Un contrat de projet plutôt qu’un CDI, Travailler le dimanche … se sont des propositions « agressives ou caricaturales »? L’objectif du patron du Medef est- il d’alimenter le débat ou de faire baisser significativement le chômage ?

4/ Le Medef se rend-il compte que le patronat lui-même est encore très en retard sur la mise en oeuvre de sa part du pacte de responsabilité, alors qu’il a reçu les 41 milliards? Mais pourquoi ne donnez-vous pas d’objectifs de création d’emplois suite aux baisses de charges du pacte?

5/ Dans le mode économique actuel le principal objectif est-il de prendre des dividendes ou d’investir?

6/ Parce que vous êtes très présent sur la toile et sur Twitter dites nous quel regard vous portez sur les NTIC et leur influence sur le monde de l’entreprise ? Pourquoi, selon vous, les patrons français doivent être présents sur Twitter ? Pour vous le très haut débit, la fibre optique sont-ils des vecteurs de développement économique à court terme ?

7/ Personnellement vous êtes très attentif à deux filières : L’Hydroélectricité et la silver-économie vous pouvez nous en dire quelques mots ?

8/ Des élections s’annoncent aux Chambres de Commerce. Dans le Var à l’occasion de la dernière consultation il y a eu plus de 80% d’abstention et une seule liste en compétition. Cette situation ne tient elle pas à un problème de représentativité ? Dans les pays d’Afrique une seule liste et 80% d’abstention amènent les associations des droits de l’homme dans la rue, n’est-il pas ?

Autant de questions qui resteront sans réponse, les internautes apprécieront.

Nous ne saurons donc jamais si le Medef Paca a pas des problèmes de représentativité dans le Var? Quoi que …

Nous ne saurons donc jamais si le Medef Paca n’aurait pas à gagner en choisissant mieux ses représentants varois ?

Nous ne saurons donc jamais si le Président du Medef Paca a conscience de confier sa communication à un employé qui semble en avoir oublié le sens ?

Mais que le Président du Medef PACA se rassure, nous nous en passerons ! Rappelons quand même que la première qualité d’un manager est de savoir s’entourer.

B0ighy9IUAA9hgm

Des Varois à l’honneur à Paris depuis 1901.

En 1900, les voyageurs visitant l’exposition Universelle de Paris arrivent dans une nouvelle gare de 13 voies dessinée par l’architecte Toulonnais Marius Toudoire. L’année suivante, au premier étage, par le grand escalier, on accède au restaurant mythique style Second Empire, « le Train bleu » qui présente, depuis son inauguration par le Président de la République Émile Loubet, 41 vastes peintures décoratives sur les murs et plafonds représentant les grandes étapes parcourues par la Compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) avec entre autres des tableaux de 3 peintres varois Émile Dauphin*1, Frédéric Montenard*2 et Gabriel Amoretti dont 3 pièces similaires décorent la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var, à Toulon, sans que nos « décideurs » contemporains n’y prêtent grande attention.

Ces trois peintres Varois ont eu le privilège de décorer une partie du célèbre établissement de la gare de Lyon qui vient justement de ré-ouvrir ses portes à la mi-septembre, restauré par Jean-Marie Duthilleul, au cours de l’été. Il faut au moins une fois aller déjeuner au « Train Bleu », même si vous n’avez pas de train à prendre, j’allais dire surtout si vous n’avez pas de train à prendre, vous aurez plus de temps pour admirer cet établissement. Y partager un repas, c’est un beau voyage à offrir à un collaborateur ou à un client, pour la beauté, le raffinement du lieu et pour nos 3 peintres varois qui sont plus mis à l’honneur à Paris qu’au siège de la chambre consulaire varoise.

Les assiettes sont bien présentées, même si elles ne cherchent pas les étoiles. Les sièges sont confortables, le service est efficace et courtois, la carte des vins est prestigieuse. Les plats sont ici à l’image des dorures, des lustres en bronze et les 41 superbes toiles : ils sont éternels, comme le gigot d’agneau rôti (37 euros) tranché sous vos yeux (lui aussi dans son jus) ou la côte de veau fermier rôtie « Foyot » avec sa belle panure (46 euros), son vacherin glacé « Train bleu » à lui seul vaut le déplacement. Nous y avons goûté un millefeuille au caramel, surmonté d’une belle crème fouettée et de framboises, qui siffla en douceur la fin de notre déjeuner … nous avions un train à prendre.

Le Train Bleu, Gare de Lyon, 75012. Tél : 01 43 43 09 06.
train-bleu-dining-rm-c-smh-au
*1 beau-frère de Courdouan
*2 Frédéric Montenard fondateur de la Société nationale des Beaux-Arts.

Aujourd’hui, c’est … La Saint AMOUR.

images

Bonne fête mon Amour !

Ces moyens de transport incroyables que vous utiliserez demain : le Skytran, remède anti-bouchons Par Sylvain Arnulf

Cette semaine, notre série d’été nous fait voyager à bord des moyens de transport innovants qui circuleront peut-être dans nos rues demain. Aujourd’hui, installons-nous dans le Skytran, cette capsule magnétique suspendue ultra-rapide, qui doit être testée en 2015 à Tel-Aviv. Prendre de la hauteur pour éviter les embouteillages : c’est la philosophie du projet Skytran. Comme dans un monorail, les passagers sont transportés dans des navettes circulant une dizaine de mètres au-dessus du sol. Le réseau peut donc … lire l’article de Sylvain Arnulf

Vague de poètes en Méditerranée par Jacques Basse

Jacques Basse poursuit son inlassable œuvre d’amour avec la Poésie et les poètes. Ce nouveau volume est consacré aux poètes. De nouveau, cent poètes, cent visages émanés sous le crayon de Jacques Basse, cent portes de mots.

Il existe une conscience méditerranéenne. Elle est terriblement vivante même si elle cherche de nouvelles formes d’expression que ce monde sans nuance voudrait lui refuser.

« Existe-t-il vraiment une spécificité des poètes méridionaux ? interroge Jacques Lovichi dans sa préface. Le grand et définitivement méconnu Germain Nouveau, né à Pourrières (Var), ami de Rimbaud, de Verlaine, et dont Aragon a proclamé haut et fort qu’il n’en était pas « un épigone mais leur égal », ne peut s’apprécier pleinement que sous certaines conditions : nombre de ses vers ne trouvent leur rythme, leur plénitude et leur force musicale que s’ils sont prononcés avec la voix d’un homme du Midi. Du reste, plus qu’en France, il semble qu’à l’étrange les poètes français du monde méditerranéen soient perçus comme tels et fort appréciés pour cela même. Il suffirait d’écouter le britannique Roger Little, les roumains Georges Astalos, Ioan Tzepelea ou Valeriu Srancu (pour ne citer qu’eux) se déclarant « liés par une complicité esthétique rarement vue de nos jours dans le monde de la « création », ou encore la russe Sacha Karvovski et bien d’autres aux quatre coins du monde, pour en avoir confirmation. »

Jacques Lovichi cite alors Bernard Mazo qui, dans la revue culturelle Marseille écrit :

« Pour qui se penche sur l’œuvre de tous les poètes évoqués ici à leur écoute attentive, il semble bien qu’au-delà de la spécificité de chacun d’entre eux, l’essence d’une même culture immémoriale se fasse entendre en arrière-fond de leurs voix poétiques, leur donne une épaisseur, une singularité d’accent, les marquant, à leur insu ou non, du même sceau identitaire. En effet, comment ne pas percevoir à travers le déploiement de leur parole poétique, l’écho d’une même et secrète géographie intérieure, le chant pur et solaire, parfois tragique d’un monde méditerranéen, tout à la fois aride et luxuriant, lumineux et sombrement hanté dans l’incandescence du feu héraclitéen – de ce feu plus ancien que les dieux et les hommes, source de tous les commencements et en premier lieu du logos poétique – l’appel du grand large et des courses lointaines, de « la mer toujours recommencée », de la célébration de la brûlure tout à la fois nourricière et meurtrière du soleil, de la hantise de la mort, du sens tragique et de l’écoulement irréversible du temps. Oui, c’est une grande rêverie méditerranéenne et homérique qui habite ceux-là au point de consumer jusqu’au geste ultime, sous le regard impavide des dieux, les plus désemparés d’entre eux. »

Ce volume, qui rassemble tant de beaux visages forgés par le soleil, habités par une langue et une liberté uniques. Davantage qu’un hommage, il est une célébration de la permanence méditerranéenne, de ce qui perdure derrière les mutations, les bouleversements, d’un ordre poétique qui se joue du chaos. Ces poètes-là ont l’été dans leur veine, suggère un poème d’Emma Schulman. Jacques Basse nous offre une transfusion à ne pas refuser.
Rémi Boyer

Depuis quelques années, l’artiste Jacques Basse s’est lancé dans une folle et utopique entreprise qui consiste à dessiner au crayon le visage de centaines de personnes à partir de photos. Après avoir réalisé le portrait de célébrités de tous les domaines, il s’est focalisé sur l’univers des poètes et leur fréquentation poussée a fait que désormais il s’en tient presque exclusivement à cette catégorie. C’est ainsi qu’il a regroupé en deux tomes deux cents dessins au crayon. Ici, pas de mesure prioritaire puisque chaque poète a droit au même   traitement : il doit dédicacer au dessinateur l’un des deux portraits effectués (en conservant le second signé par l’artiste), puis il doit fournir un poème dédicacé, inédit de préférence, poème accompagné d’une bio-bibliographie. Ainsi, pour ces «Visages de poésie », les poètes sont présentés de façon équitable dans l’ordre alphabétique de leur patronyme. Ce choix a l’immense mérite de niveler les égos et de respecter les différences. Le résultat est impitoyable car la mise en parallèle des contributions révèle des aspects inattendus de certains   poètes. Cette lecture peut même se révéler accablante pour certains qui se sont contentés d’une plate dédicace ou d’un vieux poème impersonnel, quand ce n’est pas un étalage intempestif de récompenses honorifiques depuis la médaille vermeil glanée au concours poétique de Trifouilly jusqu’au livre impérissable publié aux éditions de la Postérité !

La passion qui anime Jacques Basse n’a d’égale que sa générosité et le résultat de cette initiative dépasse les espérances du concepteur. Chacun de ces tomes peut se lire comme une ouverture à l’univers complexe de la poésie vivante, bien plus instructive que certaines anthologies ou panoramas prétentieux. On y devine les vrais orgueilleux et on y repère les faux modestes. On y découvre les vrais lyriques et l’on y démasque les faux sincères.

Maintenant, il faut évoquer ici la maîtrise technique de l’artiste qui, à partir d’une simple photo, parvient à donner une image très réaliste des poètes. Le crayon-scalpel de Jacques Basse agit comme un véritable révélateur qui met à nu la personnalité de chacun. Les graphologues et les visagistes vont trouver là un riche terrain d’observation. Enfin, cette anthologie va permettre à chacun de découvrir des dizaines de poètes inconnus, de renouer avec des auteurs que l’on sait trop discrets et de relire certains autres que l’on avait eu tort d’aborder trop rapidement.

Le tome 1 s’ouvre sur les préfaces avisées de Florence Trocmé et du regretté Jean-Max Tixier et se referme sur une sobre 4ème de couverture de Jean Joubert. Pour le tome 2, les préfaces sont de Michel Cosem, Guy Allix et de Jean Billaud et la 4ème de couverture de Jean-Luc Pouliquen. Autant de références qui sont là pour encourager l’artiste dans sa folle entreprise. Ce qu’il faut dire enfin c’est que ces deux ouvrages sont superbement imprimés sur papier ocre par les Presses de Mondial Livre à Nîmes et que les reproductions sont impeccables. Georges Cathalo

Le site de Jacques Basse (très nombreuses reproductions de portraits)
Rafael de Surtis  éditions – 7 rue Saint-Michel – 81170 Cordes

tixierJean-Max Tixier par Jacques Basse

Jacques Basse : http://www.jacques-basse.net/
Visages de poésie
anthologie, « Portraits crayon et Poèmes dédicacés ». Tome 1, 414 pages, 25 euros et tome 2, 418 pages, 25 euros, Rafael de Surtis éd., 2009

Le 31 Juillet 1914 à Paris, Jean Jaurès était assassiné.

Raoul Villain assassine le leader socialiste le vendredi 31 juillet 1914 à 21 h 40, alors qu’il dîne au café du Croissant, rue Montmartre, dans le 2e arrondissement de Paris. L’assassinat de Jean Jaurès a lieu trois jours avant le début de la Première Guerre mondiale. Il y a aujourd’hui cent ans.

330px-Jean_Jaurès,_1904,_by_NadarJean Jaurès

Pourquoi ont – ils tué Jaurès?
Jacques Brel

Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s’appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents?
Entre l´absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d´être
Quinze heures par jour, le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître

Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?

On ne peut pas dire qu´ils furent esclaves
De là à dire qu´ils ont vécu,
Lorsque l´on part aussi vaincu
C´est dur de sortir de l´enclave.
Et pourtant l´espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux,
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu´à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur

Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?

Si par malheur ils survivaient
C´était pour partir à la guerre
C´était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelques sabreurs
Qui exigeaient du bout des lèvres
Qu´ils aillent ouvrir au champ d´horreur
Leurs vingt ans qui n´avaient pu naître.
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles, oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l´ombre d´un souvenir
Le temps de souffle d´un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?

Pourquoi ont-ils tué Jaurès?

Il reste 170 jours avant la fin de l’année, combien avant la fin de ce système?

BPHwBEzCUAAXgkJ

À la date du 14 juillet 1789, en rédigeant son journal intime, le roi qui revenait d’une partie de chasse, écrira pour cette même date : « Rien » car il était revenu bredouille de la chasse. Rappelons nous le pis-aller d’une princesse à qui l’on disait que les paysans n’avaient pas de pain, et qui répondit : « Qu’ils mangent de la brioche », illustrant ainsi la distance sociale qui existait entre les classes populaires et la noblesse. Plus prêt de nous, ne nous a-t-on pas parlé de … La France d’en bas, pour mieux nous rappeler que l’émetteur était lui, de la France d’en haut?

Il suffit de reprendre les dernières affaires: Clearsteam, Cahuzac, Bygmalion, Guerini, Le Guen, Vallini, Pelletier, Lamblin, Andrieux, Balkany, Piolle … la liste complète serait malheureusement trop longue à publier, sans prendre le risque d’en oublier, pour constater que ces « décideurs » hier nobles sont complètement déconnectés de la réalité quotidienne du petit peuple, de la plèbe comme ils aiment à dire dans leurs soirées mondaines en dégustant les blinis-bio qui accompagnent saumon et oeufs d’esturgeons, sauvages.

24000€ de billets d’avion, 60 millions d’€ de communication, 8500€ de salaire pour un médiocre thuriféraire, 600 000€ cachés ailleurs, 12 000€ par jour de frais de bouche au Palais? C’est la norme dans les hautes sphères … quand 8,7 millions de nos concitoyens sont marginalisés.

BPHkIbsCYAAZTGdNos grands parents se sont-ils battus pour mettre en place cette oligarchie de fait et institutionnelle? S’appuyant sur des lois, souvent faites sur mesure, pour tirer d’un mauvais pas, les plus crétins qui se seraient fait prendre? Oligarchies qui nous ont jeté dans une société ouverte à tous les « citoyens » mais où en fait ce pouvoir est confisqué par une petite partie de ceux-ci. J’essaye de mettre mon fils aux cheveux longs et aux idées courtes à la tête de la plus grande zone d’entreprises de France, je mets ma fille à la direction générale d’une collectivité, je coopte mon neveu à la tête d’une institution, je place mon frère à un poste clef … non pour leurs compétences ou leurs mérites mais, simplement pour continuer à bénéficier de la prérogative de la puissance publique ou de tout autre pouvoir de fait.
Les faits sont têtus et il est facile de constater que depuis des décennies, le seul souci de ces « dirigeants » est de conserver leurs avantages. Il y a belle lurette que notre « Vivre ensemble » ne les soucie plus. L’État s’est ruiné dans un siècle funeste, et ils se disputent à qui prendra le reste !

Après on s’étonne, on vilipende, on condamne de jeunes gens, à peine sortis de l’adolescence, quand ils chantent, hurlent « Mais qu’est ce qu’on attend, pour foutre le feu? ». On devrait plutôt les remercier de ne pas l’avoir encore fait.

Il n’y a que pour le saumon et le caviar que le label sauvage est apprécié de ces politichiens, de ces grands commis de l’État, de ces serviteurs qui pillent la maison FRANCE.

0323-1878-smallClaude Monet (1840-1926)

Rappelons nous ce que faisait dire Victor Hugo à Ruy Blas en 1838.
« Bon appétit Messieurs
Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison ! Lire la suite de cette entrée »

Presse qui roule pas vraiment cool.

Ce matin à l’entrée du site Nice matin, on pouvait facilement constater que le ton monte chaque semaine un peu plus, entre un groupe de presse français basé en Suisse et des salariés qui connaissent mieux que personne la réalité de la situation.

20140627_112321

Là comme ailleurs depuis des décennies, leurs profits passent avant la vie des gens. Pour gagner toujours plus d’argent (public) ces « décideurs » sont prêts à fracasser le quotidien de familles entières. Le pire c’est que des cadres trouvent le moyen de les défendre, d’expliquer l’inexplicable, en demandant au « petit personnel » d’accepter l’inacceptable.

À force de laisser faire pour espérer des publi-rédactionnels de complaisance, les politiques se retrouvent aujourd’hui avec ce qu’il est convenu d’appeler … « un bâton merdeux ». Pour avoir longtemps fermé les yeux sur une évasion fiscale connue de tous, on se retrouve aujourd’hui avec des images fortes et choquantes, car il est choquant de voir des mannequins se balancer au bout d’une corde. Oui c’est violent! Mais envoyer des centaines de familles aux marges du marché du travail pour assouvir la cupidité de quelques uns, ne l’est pas moins.

IMG_2422

Loin des idées de Théophraste Renaudot, à l’opposé de Monsieur Michel Bavastro jugé en son temps trop « paternaliste », la direction du groupe a accueilli en son sein des financiers, des énarques, des forts en thème. Là comme ailleurs, ces braves « intellichiants » à lunettes n’ayant pas la moindre expérience du terrain, auront mis moins de 15 ans à casser un titre de presse créé en 1949.

Quel gâchis !

Laurent di Gennaro

STOP TAFTA ! TAFTA (1), GMT (2), PTCI (3)

Autant de sigles méconnus du grand public qui désignent le « Grand Marché Transatlantique » négocié depuis le mois de juillet 2013 dans le plus grand secret entre l’Union Européenne et les États-Unis d’Amérique et sur lequel le Parlement européen devra prochainement se prononcer.

Il est urgent d’alerter la population et de dialoguer avec les élus locaux sur les dangers potentiels d’un tel accord de libre échange.
Ce sont les objectifs que s’est assignés le collectif « Stop TAFTA 83 » que nous venons de créer, collectif composé de citoyens, d’associations, de syndicats, et d’organisations politiques*.

Nous voulons ouvrir les portes derrière lesquelles se cachent dirigeants européens et américains pour faire aboutir un projet non demandé par les peuples.

Ce projet de Grand Marché Transatlantique vise à donner un souffle nouveau à un système en crise en créant le plus grand marché mondial de circulation de marchandises et de capitaux. Mais cette mesure n’est qu’un palliatif supplémentaire qui, une fois de plus, ne résoudra pas les problèmes de fond.

Pourquoi « Stop TAFTA 83 »

Si un tel accord voyait le jour, de nombreux verrous céderaient. Ce serait l’ouverture de nos frontières aux OGM, à la viande aux hormones ou clonée, au poulet lavé au chlore, la mort programmée de notre agriculture au profit des multinationales de l’agroalimentaire, la porte ouverte à l’exploitation des gaz de schiste …

Ce serait aussi la mise en danger de notre code du travail, de nos conventions et de nos statuts, de notre protection sociale, de nos normes environnementales. Ce serait donc l’impossibilité de réaliser une transition énergétique et écologique dont l’urgence est maintenant manifeste.
Tout cela au nom de la libre circulation des marchandises, de la liberté d’investir et d’une concurrence libre et non faussée.

Cerise sur le gâteau : le projet envisage d’imposer des tribunaux d’arbitrage privés. Ils permettraient aux multinationales de faire condamner les États ou les collectivités pour toute loi sociale, sanitaire ou environnementale qui pourrait nuire à leurs intérêts.
Nous refusons que le droit des affaires se substitue au droit humain, au droit public.

En fait, un tel accord ouvrirait la perspective d’un nivellement par le bas des systèmes de protection sociale, des règles et normes sanitaires et environnementales car les multinationales considèrent les réglementations protectrices comme des obstacles au développement de leurs intérêts privés et de leurs profits.

Un réel déni de démocratie.

Les conditions d’opacité dans lesquelles se négocie ce traité témoignent à quel point la démocratie est bafouée.
A ce jour aucun réel débat ne s’est installé sur le sujet pour informer les citoyens et prendre leur avis. Pourtant les Français, comme chaque Européen et chaque États-Unien, devraient pouvoir intervenir pour peser sur l’avenir d’un traité États-Unis – Europe qui aura de lourdes conséquences sur leur alimentation, leur environnement, leur santé, leurs conditions de travail, leurs protections sociales.

Les peuples d’Europe et des États-Unis seront les premiers à pâtir de ce projet destructeur. Notre collectif lance un appel à toutes celles et ceux qui en sont conscients et invite ainsi toute personne souhaitant une Europe des peuples, une Europe sociale, écologique et démocratique, à se manifester.

D’autres traités de ce type existent déjà dans le monde et notamment en Europe. L’AECG (Accord Economique et Commercial Global) en cours de finalisation entre l’Europe et le Canada présente les mêmes dangers que le TAFTA. L’ACS (Accord pour le Commerce des Services) se négocie aussi dans la plus parfaite opacité entre l’UE et 28 autres pays. Tous ces accords sont porteurs de graves conséquences pour les citoyens de part et d’autre de l’Atlantique …
Ces dangers comme pour le TAFTA portent sur les services publics à libéraliser, les règles environnementales et sanitaires, les droits sociaux …

Informer, une mission pour le réseau des collectifs varois

Les populations doivent être informées afin de pouvoir réagir et intervenir dans le débat. Elles devraient même être consultées. C’est la mission que notre collectif varois s’est assignée. Il entend développer les maillages locaux, alerter les élus et organiser des réunions publiques, des conférences pour sortir ce projet du secret et de l’opacité dans lequel il a été volontairement plongé, et ainsi empêcher sa ratification.

Premiers signataires : des citoyens, ATTAC Var, CGT UD, Citoyens Indignés/Pour une Réelle Démocratie, Colibris 83 Dracénie, Collectif Citoyen Entrecasteaux, Collectifs locaux 83 Non au gaz de schiste, Confédération Paysanne du Var, EELV 83, Ensemble! 83, NPA, PCF Var, PG Var, SNESUP 83, SOLIDAIRES 83, SUD PTT 83 …

(1) TAFTA : Trans Atlantic Free Trade Agreement (Accord de Libre Echange Transatlantique).
(2) GMT : Grand Marché Transatlantique.
(3) PTCI : Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement.
Site : http://stoptafta83.over-blog.com/ Adresse électronique: stoptafta83@gmail.com Facebook : STOP TAFTA (GMT) 83

SA SARVAL AZUR : Le Préfet du Var 
lance une procédure de suspension d’activités jusqu’à la mise en conformité des installations

Le Préfet du Var a adressé, le mardi 3 juin 2014, au responsable de l’établissement SA SARVAL AZUR situé à Carnoules, un projet d’arrêté de suspension de ses activités de stockage et de traitement de sous-produits d’origine animale qui sera effectif à l’issue d’un délai contradictoire de 15 jours.

Cette décision a été prise à l’appui du rapport remis au Préfet le lundi 2 juin, consécutif à une inspection interministérielle du site réalisée à l’initiative du Préfet, effectuée le 23 mai, par les services de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et de la Gendarmerie Nationale. Ce rapport a constaté l’absence récurrente de réponses satisfaisantes de l’entreprise aux différentes mises en demeure préalablement notifiées, résultant elles-même d’une série de visites d’inspection réalisées sur plusieurs mois.

La gravité des atteintes persistantes aux dispositions du code de l’environnement liées à la poursuite de l’activité de la SA SARVAL AZUR a donc conduit le Préfet du Var à notifier à l’entreprise une mesure de suspension d’activités en attente de la régularisation complète de ses procédures. Cette suspension pourra prendre effet après une période réglementaire d’échanges contradictoires avec l’exploitant d’une durée de deux semaines.

Le Préfet du Var s’est attaché depuis plusieurs mois à mettre en place les conditions de dialogue entre les responsables de l’établissement, les élus locaux, les riverains et les associations de défense de l’environnement, en présence des services de l’Etat compétents. La mise en conformité de l’entreprise aux dispositions réglementaires constitue une condition de la poursuite de ce dialogue.

 


Archives