Archive pour la catégorie ‘Nationale’

Qui doit payer l’amende BNP Paribas ?

La banque elle-même ou l’argent public ?

BNPP vient de publier un communiqué où elle annonce la comptabilisation d’une charge exceptionnelle de 5,8 milliards d’euros dans les comptes du deuxième trimestre.

Une charge exceptionnelle, certes. Mais l’intérêt d’une “charge”, c’est qu’elle vient diminuer le bénéfice imposable. Du reste, la banque avait déjà provisionné, dans ses comptes 2013, une “provision relative à des paiements en dollars US concernant des pays soumis aux sanctions américaines” de 798 millions d’euros, en principe non déductible mais qui a … Lire l’article de Guy Flury, ancien commissaire aux comptes de grandes banques françaises et Michel Crinetz, ancien contrôleur de l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP)

Film : dix ans d’engagement auprès des migrants à Calais

Un documentaire retrace l’histoire de la mobilisation des bénévoles du Secours Catholique auprès des migrants de Calais. Il met en lumière l’engagement de l’association auprès des réfugiés, qui est l’un des trois axes de plaidoyer de la campagne européenne du Secours Catholique.

Sénatoriales dans le Var

Parce que les élus ont un rôle important dans le développement économique, surtout dans notre département, nous chercherons à rencontrer tous (enfin tous ceux qui acceptent de nous parler!) les élus qui sont candidats pour les prochaines élections sénatoriales qui auront lieu le 28 Septembre prochain.

Commençons par le liste Bleu Marine qui sera conduite par David Rachline Maire de Fréjus.

 

François de Closets : « La France va à la rupture »

La crise ultime vers laquelle nous nous dirigeons pourrait être un mal nécessaire pour que le pays accepte de s’en remettre à un gouvernement de salut public.

François de Closets ne se lasse pas de jouer les Cassandre dans son dernier essai Maintenant ou jamais ! Il est persuadé que notre pays n’évitera pas la faillite. Comme en 1940 ou en 1958 ! Le détonateur viendra des créanciers de la France qui exigeront un jour prochain des taux d’intérêt plus élevés pour lui prêter de l’argent. Ce qui placera le pays illico en cessation de paiements et sous la coupe des gendarmes internationaux.

La situation sera alors tellement catastrophique que la classe politique – gauche et droite confondues – remettra les clés du pouvoir à un gouvernement de salut public composé de personnalités au-dessus des partis. Un scénario que François de Closets entrevoit sous un jour favorable. “Les Français ont besoin de voir que l’on peut faire de la politique autrement. Un gouvernement de salut public pourrait remettre le pays sur ses rails en deux ou trois ans”, parie-t-il. Une chance – la dernière ? – pour la France.

Lire l’article de Philippe Plassart

 

 

Dans les librairies, aucun autre « mook » n’égale le succès de la revue « XXI »

Depuis six ans, une trentaine de « mooks » ont vu le jour, mais la majorité peine à devenir rentable.

Quand la revue « XXI » s’est lancée il y a six ans, elle était quasiment seule à proposer des articles longs, dans une revue au design léché, sans publicité, pour 15 euros par mois. Très vite, son succès a suscité pléthore de vocations : il existe aujourd’hui une trentaine de « mooks », ces publications à mi-chemin entre le livre et … lire l’article d’Anaïs Moutot

17 propositions citoyennes pour réconcilier Solidarité et Prospérité

Renouveler la politique1 . Limiter à 2 le nombre de mandats consécutifs pour les responsables politiques
2 . Instaurer la démission des fonctionnaires en cas d’élection pour établir une égalité d’accès entre public et privé

Gaspiller moins pour baisser les impôts
3 . Un État fort concentré sur les missions essentielles
4 . Créer 8 régions, supprimer les départements et fusionner les communes
5 . Réduire les dépenses publiques de 200 milliards d’euros
6 . Mieux valoriser le travail des fonctionnaires et instaurer des pratiques standards de travail (durée, retraites, congés…)

Construire une Europe plus efficace qui ne se mêle pas de tout
7 . Mutualiser nos moyens pour investir au service de la croissance
8 . Tirer profit de la mondialisation en nous protégeant de ses excès

Retrouver le plein emploi
9 . Baisser les charges en particulier pour les moins qualifiés et systématiser la formation pour les chômeurs
10 . Simplifier le droit du travail et libérer le temps de travail
11 .Faire de l’apprentissage la norme et non plus l’exception
12 . Cesser de sanctionner fiscalement le travail et la réussite
13 . Encourager l’entrepreneuriat sous toutes ses formes

Transformer notre système éducatif, inégalitaire et coûteux
14 . Renforcer l’enseignement des matières fondamentales et lutter contre l’échec scolaire
15 . Accorder plus d’autonomie aux chefs d’établissement et remettre les syndicats à leur juste place

Aider les exclus à se réinsérer dans la société dans la société
16 . Fusionner les aides et créer une allocation unique d’insertion
17 . S’appuyer sur les acteurs de l’économie sociale et solidaire pour des actions plus efficaces

Créé en octobre 2013, Nous Citoyens est un mouvement non partisan qui rassemble des femmes et des hommes de conviction animés par une même volonté d’agir au service de notre pays. Présidé par Denis Payre, Nous Citoyens est déjà l’un des 9 premiers mouvements politiques français.

www.nouscitoyens.fr

 

 

Des stratégies asymétriques..

En cette année, l’Union Européenne est saisie, par un million de signataires, d’une demande d’interdiction de la vivisection.
Contre la corrida, contre la chasse, contre les élevages en vue de l’expérimentation et de  la production de  fourrures, des mouvements manifestent, pétitionnent, rédigent des rapports, se mobilisent, dans le mépris de politiciens eux-mêmes méprisables et aux ordres des lobbies d’amateurs de tueries.
Les lois, les règlements sont faits pour les tueurs, l’État s’évertuant à allonger les périodes d’ouverture de la chasse, de couvrir le braconnage aux gluaux, à la matole, aux lecques, aux tirs de nuit, classant « nuisibles » des espèces dans l’unique dessein d’offrir à des piégeurs ludiques le plaisir sadique de mettre à mort les petits carnivores, de « réguler » les loups, d’entraver les manifestations contre la torture tauromachique.
Le chasseur, l’éleveur, le tauromaniaque tiennent les ficelles des pantins élus qui relaient docilement leurs exigences.

Face à la servilité des élus, le protecteur de la nature et des animaux en réfère au juge, en particulier administratif et occasionnellement au juge supra-national.
Pendant près de vingt ans, les tribunaux administratifs et le conseil d’Etat durent annuler des arrêtés fixant des dates d’ouverture de la chasse des oiseaux parfaitement contraires à la directive européenne relative à la conservation des oiseaux.
Chaque année, les préfets et les successifs ministres de l’environnement, reproduisaient les illégalités censurées, sous la pression des « gestionnaires de la faune » !

Les mêmes pouvoirs publics perdurent à classer « nuisibles » des espèces aussi précieuses pour les équilibres écologiques que les renards, les fouines, les belettes et les martres.
Mais, l’arriéré invoque la rage, l’échinoccocose, les poules mangées et autres mauvais prétextes à massacres.

Cette année encore, le conseil d’Etat doit,par arrêt du 31 juillet, annuler partiellement l’arrêté ministériel du 2 août 2012, en ce qu’il classe nuisibles les pies, martres, fouines dans nombre de départements.
Ainsi, nous voyons deux stratégies parallèles se dessiner.
Le tueur joue le politicien, la pression, les menaces de troubles à l’ordre public ou le chantage électoral pour faire prévaloir ses fantasmes contre nature.

Le protecteur joue le droit, les juridictions pour redresser les courbettes des élus et de l’administration qui, bien évidemment, préférera toujours une injustice à un désordre.

Pour l’heure, reconnaissons que l’arriération se porte bien en ce pays, les quelques avancées obtenues sur les dates d’ouverture de la chasse et sur les modes de destructions de la faune étant marginales.

La grande inquiétude des chasseurs, des tauromaniaques et autres négationistes de la sensibilité animale réside dans l’évolution trop lente mais néanmoins inéluctable de l’opinion publique qui leur devient défavorable.

Aussi, leur nouvelle stratégie vise à diaboliser les mouvements de protection  qu’ils voudraient dépeindre en « terroristes », faute de pouvoir leur opposer une argumentation de fond cohérente.

Malheureusement pour eux, pas la moindre agression à reprocher à ceux qui s’assemblent  dans les villes de sang pour protester contre les sévices infligés aux bovidés !
Alors, ils confondent le bruit, la réfutation radicale, l’indignation salutaire avec une infraction révélant la parenté ontologique entre les loisirs et spectacles de mort et le fascisme.
Il leur faut éliminer leurs contestataires en les qualifiant de délinquants, stratégie pitoyable et édifiante de ce qu’ils sont, stratégie vouée à l’échec car fondée sur une imposture.

Rien n’arrête une idée dont l’heure est venue. Tout être vivant est un être biologique et rien d’autre.

Entre les espèces, y compris la nôtre, n’existent que des différences de degrés et non de nature.
Les mêmes lois de la biologie régissent nos vies et face à cette unité de destin les différences de capacités et d’aptitudes s’avèrent dérisoires.

Oui, chasse, tauromachie et autres actes de cruauté seront prochainement abolis !

Gérard CHAROLLOIS
www.ecologie-radicale.org
La lettre de Gérard CHAROLLOIS

Unilend lève 1 million d’euros pour financer les PME

Le site de financement participatif en prêts rémunérés veut accélérer son développement. Il va étoffer ses équipes pour démultiplier sa force de frappe.

Une nouvelle source de financement pour les PME est en train de se développer. La société Unilend, spécialisée dans le crowdfunding en prêt, vient de lever un million d’euros auprès d’une douzaine d’investisseurs particuliers issus du monde de la finance et du numérique. « Nous voulons investir dans notre outil technologique, recruter de nouveaux collaborateurs et renforcer la communication autour de notre site », explique Nicolas Lesur, le cofondateur d’Unilend avec François Prioux. Quatre recrutements sont actuellement en cours et devraient … Lire l’article de Arnaud Dumas

Le bond en arrière de l’industrie française

Depuis sa création en 1897, Esmery-Caron avait résisté à tout. Aux guerres, aux crises, aux frictions entre actionnaires. Quand les agriculteurs avaient cessé d’acheter ses sacs de jute, la société s’était reconvertie dans le plastique. Puis dans les toiles utilisées pour couvrir les stades. En mars 2013, une nouvelle usine avait encore été inaugurée à Dreux (Eure-et-Loir). Une belle aventure stoppée net. Placée en redressement judiciaire en avril, la société a été liquidée en juillet. Des repreneurs viendront … Lire l’article de Denis Cosnard

ABYSSEA : un projet au service de l’industrie pétrolière sur l’île du Levant

2014 08 08 Abyssea

Vendredi 8 août : Trois élus EELV du littoral varois, Brigitte del Perugia (Hyères), Denise Reverdito (la Seyne) et Jean-Laurent Félizia (Le Lavandou), ont participé au happening annonçant la création du groupe d’observation SEMAPHORE des ABYSSES en opposition au projet « ABYSSEA » au large de l’Ile du Levant.

Ce projet consiste en la création d’un Centre d’Expertise et d’Essais en Mer Profonde, soit à la dépose puis à la gestion de deux plates-formes sous-marines à 1300 et 2400 m de fond – dimensions approximatives : L 4 m x l 2,5 m x H 3 m / poids inférieur à 15 tonnes – offrant des communications haut-débit par fibre optique et jusqu’à plusieurs centaines de kW de puissance électrique. Il devrait offrir des perspectives importantes de développement notamment aux industries pétrolières minières en permettant de tester du matériel destiné à la recherche et/ou à l’exploitation des hydrocarbures en mer profonde. Les plates-formes seront déposées dans le canyon des Stoechades, au Nord Est du Levant et au sud du cap Lardier pour la première, la seconde sera 15kms plus à l’Est, juste en dehors des eaux territoriales mais cependant dans la Zone Economique Exclusive, où l’Etat exerce des droits souverains en matière d’exploration et d’usage des ressources.

Ce projet n’est pas sans impact environnemental : aussi bien sur terre que dans la mer, les câbles traversent des zones sensibles, classées Natura 2000 et ZNIEFF (présence d’une biodiversité remarquable[1], herbiers de posidonie, sables et graviers sous influence des courants de fond, sables fins, roches médio et infralittorales). De plus nous sommes là dans le sanctuaire Pélagos, zone de protection des mammifères marins en Méditerranée. Les perturbations des écosystèmes seront le fait de l’installation des câbles et des plates-formes, et tout particulièrement de leur relevage au bout des 30 années maximum de concession, mais elles seront aussi le fait de l’exploitation et de la maintenance : champs électromagnétiques, élévations des températures, émissions sonores, turbidité, contamination chimique ou microbiologique…

Les espèces animales directement menacées par le projet sont les tortues marines et les cétacés. Parmi ceux-ci : le dauphin bleu et blanc, le dauphin de Risso, le globicéphale noir, le grand dauphin, la baleine à bec de Cuvier, le rorqual commun et enfin le cachalot, tous signalés par différentes études au niveau du talus continental du canyon des Stoechades, particulièrement au cours des mois d’août et de septembre où il devient le principal site d’occupation pour les dauphins de Risso et les Globicéphales qui sont en général accompagnés par de nombreux petits. A noter également que pour le cachalot, espèce vulnérable, les versants du canyon des Stoechades lui sont une zone de nourrissage.

À aussi été recensée près du littoral Pinna nobilis, la grande nacre, espèce protégée, le plus grand mollusque bivalve de Méditerranée, pouvant atteindre 1 mètre de hauteur totale.
Il est à noter également que de 0 à 20 mètres de fond, la calanque de la Carbonnière (point de départ des câbles) est comprise dans un site à caractère paysager remarquable, selon les critères de classements des paysages sous-marins.

Un tel projet doit faire l’objet d’une évaluation des incidences sur les sites Natura 2000 (article L.414-4 du code de l’environnement), et doit être soumis à une étude d’impact ainsi qu’à une enquête publique (qui devrait avoir lieu fin 2014/début 2015).

Les conclusions de l’étude des incidences Natura 2000 sont claires : « Le projet du Centre d’Expertise et d’Essais en Mer Profonde est susceptible d’avoir des incidences significatives si les précautions émises ne sont pas ou mals appliquées. »

L’étude d’impact quant à elle a été réalisée par la société CREOCEAN, dont les domaines d’actions concernent l’environnement marin, l’aménagement côtier ainsi que les opérations offshore. Cette société est liée à TOTAL pour qui elle a l’habitude de travailler.

Ses conclusions se veulent rassurante, avec des impacts nuls, voire léger à modérés, grâce à des mesures de précautions aux différentes étapes du projet.

Nous ne pouvons cependant pas nous satisfaire d’un tel optimisme.

D’un point de vue environnemental, nous avons aujourd’hui différents documents institutionnels qui cadrent les activités. Si l’on se réfère au « Plan d’Action pour le Milieu Marin » (PAMM) le projet ABYSSEA n’a pas lieu d’être sur ce site du Levant. En effet les objectifs du PAMM sont :

  • « maintenir en bon état de conservation les habitats profonds des canyons sous-marins »,
  • « limiter les risques d’étouffement des habitats d’intérêt patrimonial ou écosystèmes marins vulnérables des têtes de canyons par des activités anthropiques générant des dépôts divers ou la remise en suspension de sédiments »
  • « limiter le dérangement acoustique des mammifères marins par les activités anthropiques ».

Il évoque également la nécessité de renforcer la réglementation dans le sanctuaire Pélagos.

Et c’est justement la protection des mammifères marins qui est notre sujet de préoccupation premier. En effet ceux-ci sont extrêmement sensibles à l’environnement sonore, les activités humaines perturbant celui-ci, comme l’ont montré les dramatiques évènements d’échouage de cétacés dans les années 90. Nos connaissances scientifiques dans ce domaine sont encore partielles et incomplètes, ce qui est d’ailleurs souligné plusieurs fois dans l’étude d’impact. ABYSSEA prévoit un système de surveillance acoustique ainsi qu’une alarme automatique en cas d’émission sonores susceptibles de perturber les cétacés. Mais les impératifs économiques permettront-ils d’interrompre les essais ?

Notre opposition à un tel projet se situe donc sur deux plans différents :

  1. D’abord sur le plan environnemental : le site est reconnu de haute qualité environnementale à plusieurs égards. Il est aberrant qu’un tel projet se fasse dans le sanctuaire Pélagos !
  2. Ensuite sur le plan de la transition énergétique : ce projet va servir à l’industrie pétrolière pour la recherche des hydrocarbures en mer profonde. Quand tournerons-nous vraiment la page des énergies fossiles?

Si l’île du Levant n’est pas aujourd’hui un site classé, comme le sont Porquerolles et Port Cros, c’est parce que l’île est un site militaire dont les activités (lancement de missiles) sont classées secret défense. Ce territoire est donc un no man’s land, un point aveugle soustrait à tout regard. N’en rajoutons pas avec un projet qui va cumuler de nouvelles activités humaines perturbatrices, cela ne va pas dans le sens de l’histoire qui est aujourd’hui, pour notre territoire, de protéger et valoriser notre environnement qui est notre meilleur placement pour l’avenir. Face aux lobbys de l’industrie pétrolière, face aux projets d’exploitations offshore qui réapparaissent régulièrement en Méditerranée sous différentes formes, un seul mot d’ordre : Résistons !

Brigitte Del Perugia

 

[1] Sur terre à noter deux espèces présente dans la calanque de la Carbonnière, inscrites sur la liste rouge des espèces menacées en France :
- Limonium pseudominutum Erben,
- Asplenium obovatum Viv. subsp. Obovatum.


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