Archive pour la catégorie ‘Nationale’

Le temps de travail en Europe.

Les Français font partie de ceux qui consacrent le moins de temps à leur entreprise. Avec plus de 2 000 heures par an, les Roumains travaillent, eux, 27% de plus que les Finlandais.

Au sein de l’Union européenne, la France fait partie des pays où l’on travaille le moins longtemps, à en croire une étude COE-Rexecode. Selon ce centre de rechercher proche du patronat, la durée annuelle du travail des salariés à plein temps plafonne à 1 661 heures en 2013 dans l’Hexagone. Seuls les Finlandais consacrent moins de temps à leur activité professionnelle avec 1 648 heures par an.

De manière générale, c’est à … Lire l’article de Fabien Renou

 

Thierry Maillet : « Le numérique met fin à l’économie de la rente »

Fin observateur de la révolution numérique dans toutes ses composantes, Thierry Maillet insiste sur la dimension économique. “La plateforme numérique est la réinvention de la place du marché du Moyen Age”. Ainsi le numérique, en confrontant l’offre et la demande, est-il source d’une nouvelle expansion en créant de nouveaux marchés. Les potentialités du numérique touchent aussi aux individus qui peuvent … Lire la suite

Nouveau modèle énergétique français.

Ségolène ROYAL et Sylvia PINEL ont signé le décret d’éco-conditionnalité très attendu par les entreprises du bâtiment et vont débloquer les prêts bancaires à taux zéro pour la rénovation des logements.
Ségolène ROYAL et Sylvia PINEL ont signé un décret qui permet l’entrée en vigueur du dispositif d’éco-conditionnalité pour les aides publiques de l’État destinés aux travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments anciens.

Les objectifs de cette mesure :
- sécuriser les particuliers qui souhaitent s’engager dans des travaux d’économies d’énergie sur la qualité et la compétence des professionnels ;
- soutenir la formation des artisans et professionnels aux travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments anciens.
Pour bénéficier des aides, et être assurés de la qualité des travaux effectués, les particuliers devront faire appel aux professionnels qualifiés « Reconnu garant de l’environnement » (RGE).Pour l’éco-PTZ, cette obligation s’appliquera à partir du 1er septembre 2014. L’objectif du gouvernement est de faciliter la distribution de ces éco-prêts à taux zéro (« éco-PTZ ») en simplifiant les procédures bancaires, et de passer de 30 000 à 100 000 prêts distribués par an.

Pour le crédit d’impôt développement durable (CIDD), à compter du 1er janvier 2015. En Outre mer, l’éco-conditionnalité entrera en vigueur au 1er octobre 2015 pour les deux aides.

Les ménages engageant un projet de rénovation sont donc invités à choisir des professionnels RGE dès cet été.

Comme Ségolène Royal l’a annoncé le 18 juin lors de la présentation du projet de loi de programmation pour un nouveau modèle énergétique français, les aides publiques vont être renforcées :
- pour les travaux engagés entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2015, l’allègement fiscal sera simplifié et renforcé à hauteur de 30 % du montant de ces travaux, dès la première opération réalisée (dans la limite de 8 000 € pour une personne seule et de 16 000 € pour un couple) ;
- un « chèque énergie » va venir compléter le programme « Habiter mieux » de l’Anah pour aider les ménages aux revenus modestes à faire face à leurs factures d’énergie ;
- le tiers-financement sera facilité : les sociétés régionales seront mobilisées pour permettre d’avancer le coût des travaux aux particuliers.

Sylvia Pinel a par ailleurs annoncé que :
- les artisans RGE, désormais en mesure d’attester de l’éligibilité de ces travaux qu’ils réalisent, pourront, s’ils le souhaitent, recourir à un tiers-vérificateur ;
- le microcrédit accompagné de rénovation énergétique pour les ménages modestes sera expérimenté d’ici la fin de l’année dans plusieurs départements, en partenariat avec le réseau des Sociétés anonymes coopératives d’intérêt collectif pour l’accession à la propriété (SACICAP) ;
- le cadre juridique des sociétés de tiers-financement, prévu par la loi ALUR, sera prochainement précisé par décret.

Un annuaire en ligne pour identifier les professionnels RGE sur www.renovation-info-service.gouv.fr :

Aujourd’hui, environ 18 000 entreprises sous le signe RGE sont réparties en France. Pour être titulaire d’un signe de qualité, l’entreprise de travaux doit disposer d’une qualification professionnelle, démontrer sa compétence en efficacité énergétique et se soumettre à des contrôles.

Sur le site renovation-info-service.gouv.fr, un annuaire regroupant les coordonnées de tous les professionnels et artisans qualifiés « RGE » a été mis en ligne. Il s’agit d’un outil pratique et facile à utiliser pour les particuliers, avec des entrées par zone géographique, par typologie de travaux, ou encore un annuaire inversé qui permet de savoir dans quel domaine une entreprise est compétente.

Cet annuaire permet de trouver des entreprises à même de proposer une offre globale afin de mener à bien un projet complet de rénovation, comprenant :
- un état des lieux technique du bâtiment existant et une évaluation de la performance énergétique avant travaux ;
- la conception, le suivi, le contrôle et la coordination de l’ensemble des travaux ;
- la réalisation d’une évaluation de la performance énergétique après travaux attestant de l’amélioration obtenue.
L’annuaire est mis à jour en temps réel par les cinq organismes de qualification accrédités à délivrer la marque RGE : Qualibat, Qualiy’ENR, Qualifelec, Certibat et Cequami.

 

Ce que dévoilent les déclarations d’intérêt des parlementaires.

Après de longues années, les parlementaires français lèvent enfin, avec plus ou moins de bonne grâce, le voile sur leurs activités annexes.

Suite à l’affaire Cahuzac, le gouvernement avait instauré une Haute Autorité pour la transparence de la vie politique (HATVP), présidée par Jean-Louis Nadal, ancien procureur général près la Cour de cassation. Celle-ci a pour charge, entre autres, de récolter les déclarations d’intérêt des ministres et des parlementaires. Elle vient de livrer ces dernières, sous un format hélas quasiment inexploitable de manière statistique.

Lire l’article d’Hélène Bekmezian, Emeline Cazi et Samuel Laurent

lire aussi : http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0203663022404-transparence-les-declarations-dinterets-des-parlementaires-devoilees-jeudi-1027412.php?xtor=EPR-8-[18_heures]-20140724-[EMV%20FIELD]UTILISATEURID[EMV%20/FIELD]@2

 

Consulter les déclarations publiées par les parlementaires Varois : http://www.hatvp.fr/recherche_geographique/var.html

Goûter décalé : Soylent, la poudre capable de remplacer toute nourriture dans vos assiettes

Premier épisode de notre série consacrée à ces innovations agroalimentaires parfois étranges qui pourraient bientôt faire leur apparition dans nos assiettes. Aujourd’hui, la peu appétissante poudre nutritive Soylent. Soylent est une poudre blanche très fine, qui ressemble à s’y méprendre à du plâtre ou à ce médicament miracle que l’on appelle Smecta. Pour ingurgiter cette farine artificielle, il suffit d’en … Lire l’article de Lélia de Matharel

Bernard Laponche : “Il y a une forte probabilité d’un accident nucléaire majeur en Europe”

QUELLE ÉNERGIE POUR L’AVENIR ?  Physicien nucléaire, polytechnicien, Bernard Laponche est formel : la France est dans l’erreur. Avec le nucléaire, elle s’obstine à privilégier une énergie non seulement dangereuse mais obsolète. Alors que d’autres solutions existent, grâce auxquelles les Allemands ont déjà commencé leur transition énergétique.

Il est des leurs. Enfin, il était des leurs. Polytechnicien, physicien nucléaire, Bernard Laponche a participé, dans les années 1960, au sein du Commissariat à l’énergie atomique, à l’élaboration des premières centrales françaises. La découverte des conditions de travail des salariés de la Hague sera pour lui un choc : il prend conscience du danger de … Lire l’article

Une épidémie de cancers frappe le personnel scientifique de l’Institut national de science appliquée.

Mardi 15 juillet 2014, nous avons révélé l’épidémie de cancers qui frappe le personnel scientifique de l’Institut national de science appliquée (INSA) de Lyon. (1)  Cette information, étayée par une note interne d’un laboratoire, déclenche une série d’articles dans la presse et affole la direction de l’INSA. Laquelle ordonne à ses employés de ne pas parler aux journalistes, et charge sa responsable de communication, Caroline Vachal, de produire les éléments de langage afin d’éteindre l’incendie.

N’étant pas journalistes, nous pouvons discuter avec des personnels de l’INSA. Voici ce que racontent ceux que nous avons rencontrés.

L’affaire des cancers tombe mal pour l’INSA, empêtré dans des problèmes financiers si graves que les accusations de malversations volent entre ex-responsables. (2) Dans les 21 laboratoires de l’institut, on nous décrit une ambiance de travail « atomisée », où chacun travaille sur sa « brique de recherche » dans son bureau, jalousant les publications des collègues. On ne se parle pas. Ceux du CNRS mangent dans leur cantine à part. Les chercheurs du labo informatique n’ont découvert qu’il y a deux jours la maladie de leurs collègues. Rien que de banal en milieu scientifique.

La rumeur concernant des cas de cancers enfle depuis le printemps 2014. Sans doute en raison de la maladie d’un chercheur, dont l’épouse également chercheuse à l’INSA est morte du cancer quelque temps auparavant. Le mari et la femme, cela devient voyant, et cela délie les langues. Soudain, on s’aperçoit que neuf personnes, de 27 à 55 ans, ont été touchées depuis une dizaine d’années. Cancer du sein, de l’utérus, du poumon, des testicules, etc. Un thésard resté trois ans et revenu après son post-doc, la petite trentaine, par exemple. Les victimes ont toutes travaillé au sous-sol du bâtiment Blaise Pascal de l’INSA. Là où se trouve la plateforme de microscopie du CLYM, mais pas seulement. D’après nos témoins, la salubrité des locaux pourrait être en cause. On signale notamment des remontées d’eau suspectes dans ce bâtiment construit en 1957.

Les nanomatériaux étudiés sur place ? Nul ne sait si leur manipulation sous vide aurait pu donner lieu à des dispersions dans l’air. D’après l’enquête diligentée par Algade, un organisme de contrôle spécialiste de la mesure de la radioactivité et de la radioprotection, les microscopes électroniques de la plateforme n’émettraient pas de rayonnements ionisants. Bref, selon la direction, le lien de causalité entre une exposition professionnelle et cette épidémie mortelle ne serait pas avéré. Et les syndicats ? « Ils mangent avec les patrons », disent nos interlocuteurs. Aucun communiqué syndical n’a paru sur cette série de cancers. L’emploi n’a pas d’odeur. Et le Comité hygiène, sécurité, conditions de travail ? Il est invisible. Et la médecine du travail ? Depuis lurette, les chercheurs de l’INSA n’ont plus droit qu’à une visite médicale tous les cinq ans. S’ils la ratent, ça fera dix ans. De quoi développer des tumeurs incognito. Et les chercheurs passés par le sous-sol maudit et partis ailleurs ? Certains, ex-collègues des malades, disent qu’ils ne feront pas d’examens médicaux. Surtout ne pas montrer de crainte, et plus encore, ne pas croire et laisser croire que des activités scientifiques seraient dangereuses. Ce serait faire le jeu des obscurantistes.

Dans une société cancérigène où le destin normal est de mourir du cancer, puisque les poisons infestent l’eau, l’air, les sols, l’alimentation, les chercheurs de l’INSA ne constituent pas une exception ; et d’ailleurs, les cancérologues ne manquent jamais de rappeler les causes « multifactorielles » de ces maladies – ce qui revient à exonérer toutes les causes particulières et repérées.

Depuis que la vérité a éclaté à l’INSA, nulle assemblée générale, nul mouvement de protestation, nulle affiche, nul tract, n’a dénoncé cette hécatombe. Au contraire, certains ont profité du désistement des rares craintifs pour prendre leurs créneaux d’utilisation des microscopes au sous-sol – avant l’interdiction d’accès finalement décidée par la direction.

On disait autrefois qu’un vrai mineur devait « voir son sang » sept fois par jour. Pourquoi les chercheurs adoptent-ils la fierté morbide de qui se tue au travail ? Entre déni et course à la carrière, il faut voir dans ce mépris de soi, dans cette perte de l’instinct de conservation, l’aliénation et la soumission de ceux qui, après des années d’études, se croient l’élite et placent leur ambition au-dessus de leur vie. Et qui, selon nos témoins, ressassent le mantra de leur ministre Geneviève Fioraso : « Si ce n’est pas nous, ce sont les Américains et les Chinois qui le feront ».

Publish and perish. À l’INSA comme au CEA, il faut sauver la recherche.

Merci de faire circuler,
Pièces et main d’oeuvre

NOTES
(1) Voir Epidémie de cancers à l’INSA de Lyon : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=511
(2) Voir http://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/opinion/2014-05-06/-j-ai-mis-fin-aux-pyramides-de-ponzi-de-l-insa-de-lyon.html

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La France crée des emplois de moins en moins sensibles aux crises économiques.

Bonne nouvelle, l’avenir de l’emploi et des métiers n’est pas noir sur les 10 prochaines années. C’est l’une des conclusions du rapport de France Stratégie, sous la direction de Jean Pisani-Ferry, « Quelle France dans 10 ans ? ». La France a même un avantage : son économie se fonde de plus sur une structure d’emplois de moins en moins sensibles aux crises économiques. 800 000 créations d’emplois par an d’ici 2025 dont 177 000 créations nettes.

Nul ne sait ce que deviendra le rapport présenté par Jean Pisani-Ferry « Quelle France dans 10 ans ? ». L’économiste préside France Stratégie (l’ex Commissariat au Plan, transformé en Conseil d’analyse stratégique en 2006, puis en Commissariat Général à la Stratégie et la Prospective en 2013, rebaptisé France Stratégie). Il ne sait pas … Lire l’article de Jean-Pierre Gonguet

L’économiste Charles Gave lance un S.O.S.

L’auteur est convaincu que l’économie française va s’effondrer « dans les trimestres qui viennent » si Arnaud Montebourg met son plan à exécution.

Charles Gave est cet économiste libéral qui s’est fait connaître il y a une dizaine d’années par un premier livre (Des lions menés par des ânes, éditions Robert Laffont, 2003) qui avait eu un vrai succès d’estime. Dans cet essai, il prévoyait et annonçait la crise économique qui touche la France depuis quelques années et montrait à quel point nos entrepreneurs, « les lions », étaient critiqués, bridés, corsetés, assommés de charges, de réglementations et de taxes par « les ânes »qui nous gouvernent, issus pour la plupart d’une classe politique formée de fonctionnaires, de technocrates et d’apparatchiks notoirement incompétents.

Aujourd’hui, Charles Gave va beaucoup plus loin et nous annonce … lire l’article de Jean Nouailhac

La TVA réduite pour la presse internet contestée par l’Europe.

La Commission Européenne a lancé une procédure d’infraction à l’encontre de la France concernant l’application de la TVA réduite à la presse en ligne. Paris a deux mois pour répondre à cette mise en demeure.

En France, la Taxe sur la Valeur Ajoutée est actuellement fixée à 20%. Mais certains produits et services bénéficient aujourd’hui d’une TVA réduite voir super-réduite (2,1%), C’est le cas pour les médicaments remboursables par la sécurité sociale mais aussi pour … Lire l’article d’Etienne Cabot


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