Archive pour la catégorie ‘Actualité TV83’
La Grande Muraille.
Marchons sur l’histoire. Au sens propre. Marchons sur la muraille de Chine. Bien sûr pas sur les 6000 principaux kilomètres qui parcourent le pays au nord d’Est en Ouest, mais sur un tronçon d’une dizaine de kilomètres en boucle à Juyongpass. Depuis Beijing, plusieurs portions de la grande muraille s’offrent aux touristes désireux de visiter cet édifice. Nous vous déconseillons Badaling où il y a à peu de chose près 3 personnes au mètre carré 365 jours par an car les Chinois sont aussi des touristes.
Les principales zones, celles qui servent souvent pour les cartes postales et les brochures souffrent aujourd’hui d’un tourisme « à la chinoise », avec son lot de boutiques de souvenirs kitsch, ses téléphériques accélérant le flot des visiteurs et ses hauts parleurs cracheurs de musique et de « bruits de la nature ». C’est cette portion que nous avons décidé de visiter avec nos amis et leurs deux enfants.
par le fait qu’il faille arpenter la muraille sur 10 kilomètres de montées et descentes incessantes et parfois très abruptes, liées au fait que la muraille est construite à sommet de collines, limite le flux de touristes, et bien que nous soyons en plein coeur du printemps 2013, c’est dans une « relative » tranquillité que nous avons pu faire cette randonnée de quatre heures.
Dans une tranquillité mais également sous un soleil de plomb car aujourd’hui le thermomètre indiquait 35°C , ce qui ne facilite pas l’excursion. Si vous n’avez pas la force naturelle de Teddy Riner ou la seringue de Lance Amstrong, il vaut mieux y réfléchir à deux fois avant de vous lancer dans l’escalade. Il y a une autre solution, celle de l’hélicoptère qui survole le site de Badalin mais ce n’est pas trop notre truc, alors nous avons pris notre courage à deux mains et … hop nous voilà partis pour une escalade dont nous nous souviendrons.
C’est donc rapidement trempés de sueur que nous avons attaqué le chemin de ronde qui nous mène le long de la vingtaine de tours de guet sous la « surveillance » attentive des caméras présentent tous les 50 mètres. Tant pis pour eux, nous avons tiré la langue de fatigue et de soif.
Historiquement la muraille de Chine ne s’est pas construite en une seule fois. Le principe de construction gigantesque de ce type est né un bon demi millénaire avant notre ère quand des dynasties rivales luttaient pour l’hégémonie et établirent des murailles de protection en plein coeur de la Chine. Vers 220 avant Jésus Christ, Qin Shi Huang, le fondateur de l’Empire des Dix Mille Générations décida de relier entre eux différents tronçons de muraille et de les restaurer pour en parfaire le caractère défensif. Le nom de cet empereur vous dit quelque chose ? C’est le même empereur, amateur de projets grandioses, qui fit modeler cette armée de soldats en terre cuite destinée à protéger son mausolée à Xi’an
En une cinquantaine d’années de travaux, il mit au point un système défensif cohérent dont des vestiges de cette époque subsistent encore aujourd’hui. Au premier siècle, sous les Hans, le mur défensif s’étirait sur presque 6000 kilomètres entre Dunhuang à l’ouest et la mer de Bohai à l’est. Cette politique de défense était à l’époque nécessaire face aux agressions des voisins. La chute des Han au III ème siècle, et bien plus tard les conquêtes réussies par les Mongols au XIII ème siècle quand Kubilai Khan devint le premier empereur de Chine de la dynastie Yuan firent tomber la muraille dans l’oubli et en décrépitude malgré quelques travaux d’agrandissement ponctuels. À peine 1000 kilomètres construits sous les Wei du nord au V ème siècle.
Les empereurs Mings au XIV ème siècle, ayant expulsé les Mongols, reprirent l’ouvrage mis en place par Qin Shi Huang. 5 650 kilomètres de muraille furent restaurés, appareillés, couronnés de crénelages et fortifiés. 25 000 tours furent construites et 15 000 ouvrages avancés aidèrent à la protection de l’ensemble. En temps de paix, le chemin de ronde servait entre autre à acheminer rapidement les courriers impériaux et c’est donc sur un ouvrage datant de cette époque Ming que nous marchons aujourd’hui.
Classée en 1986 par l’Unesco sur la liste du Patrimoine Mondial, la grande muraille ou la muraille de Chine, comme nous nous plaisons aujourd’hui à l’appeler (le « Mur des 10 000 li » est son nom chinois), apporte un témoignage exceptionnel sur l’art architectural et la civilisation chinoise et ce sur une période de presque 2000 ans. L’évolution de la muraille est également un livre ouvert sur l’évolution des techniques militaires stratégiques et défensives de l’Empire du Milieu. Aujourd’hui les tronçons principaux sont restaurés, aménagés pour être ouverts au public. En ce sens, le mur est sauvé car la Chine connaît sa valeur historique bien sûr, mais plus encore sa valeur commerciale car touristique.
Il semble cependant qu’il n’y ait pas d’instance affiliée à la surveillance globale. Sur les 6000 kilomètres du mur « du nord », 3000 subsistent encore. La conservation des zones « rentables » semble assurée mais qu’adviendra-t-il à terme des tronçons de mur délaissés ?
Ce musée en plein air est fabuleux et nos quelques heures de marche ne nous en auront donné qu’un rapide aperçu, mais déjà bien impressionnant. Cependant il faudrait passer outre la relative difficulté d’accès, difficulté liée au trafic routier infernal : il nous aura fallu pour faire les 70 kilomètres environ, séparant Beijing de Juyongpass, environ deux heures dans une confortable Buick à l’aller et presque 3 au retour ! car il n’existe qu’une autoroute pour desservir les différents sites pour visiter la muraille, le tombeau des Mings et autres sites appréciés par les habitants de Beijing et les touristes. L’objectif était d’apprécier ce monument à la fois dans sa taille et son histoire, nous ne sommes pas déçus.
De nombreux sites parlent mieux que nous de cet élément du patrimoine mondial, nous vous conseillons d’aller y faire un tour et encore mieux nous vous conseillons de venir marcher sur les traces de l’Histoire.
La pensée du jour : Le monde appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt.
Bon appétit bien sûr !
Ceux qui nous suivent, le savent, nous nous tenons mieux à table qu’à cheval. C’est un plaisir pour nous de partager une daube, un aïoli, une bourride avec les collègues. Le plaisir tient autant au met qu’à ceux qui l’accompagnent, il est donc impossible pour nous de ne pas penser à ce moment précis, à nos amis de La Valette Jacky, Roger, Dédé, Jo, Michel, Jef, Marie … C’est pour vous et pour tous les autres gourmands !
Comment ne pas vous parler de cette habitude des Pékinois, dès le soir venu ? Ils aiment toutes classes sociales confondues visiter le marché de Donghuamen, un marché nocturne de Beijing. il ouvre en fin de journée, vers 17 heures. Il se prolonge jusqu’à tard dans la soirée. Il est situé à proximité de Wangfujing Street.
Des centaines de snacks à nos yeux identiques, vous proposent un repas dont les chinois sont friands au point de faire la queue, pour une brochette, un bol, une pincée … d’une nouriture qu’ils connaissent bien, qu’ils apprécient et qui nous surprend toujours.
Scorpions, sauterelles, larves de ver à soie, j’en passe et des meilleurs. Ils sont tous là, en brochette, en fricassée, voire nature pour les larves. Un vrai régal … surtout pour eux.
Scorpions
Serpents
Araignées
Larves dodues
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, développe en ce moment même un programme autour du sujet. Présentant l’entomophagie comme une solution pour nourrir tout le monde demain.
L’entomophagie est donc la consommation d’insectes(ce qui ne concerne ni les arachnides ni les gastéropodes) par l’être humain. De nombreux peuples en consomment et les chinois en font partie.
On a recensé environ 1417 espèces appartenant à 628 genres et 112 familles consommés par 3 000 ethnies différentes, mais ce nombre constitue une limite basse.
Les groupes d’insectes les plus consommés sont les coléoptères (scarabées chrysomèles, hannetons …) les hyménoptères (guêpes abeilles, fourmis …), des orthoptères (grillons, criquet, sauterelles …) et quelques autres groupes dont les termites (isoptères), les hémiptères (Cigales, pucerons, cochenille …), etc.
Et à Beijing, ils en sont fous.(surtout les touristes) … La preuve par l’image.
La pensée du jour : J’adore la nourriture chinoise. Mon plat préféré est le numéro 27.
Confucius, la Bible et Robespierre.
Hier soir sachant que nous allions visiter le Temple de Confusius, il nous a fallu réviser. Avant d’entrer dans ce temple, il est bon de savoir (à peu près) qui est ce philosophe et ce qu’il a apporté à la Chine. Espérant mieux comprendre la richesse et le raffinement apporté à ce temple, le second lieu de culte confucéen du pays après Qufu, ville natale du célèbre philosophe.
Confucius, de son vrai nom Kongzi, est né au VIe siècle avant J.C. Depuis plus de 2000 ans, il est l’un des penseurs qui a le plus influencé la Chine. Il mena une carrière politique puis se consacra à l’enseignement.
Le confucianisme n’est pas une religion mais maître Kong est vénéré comme un Dieu et de nombreux temples lui sont dédiés à travers la Chine.
Jusqu’au début du XXéme siècle la pensée de Confucius était la base de l’enseignement des lettrés et des fonctionnaires. Le temple se compose de 4 cours intérieures.
La cour Dacheng est le lieu des cultes de dévotion à Confucius. Le temple a été restauré avant les jeux olympiques de 2008 et la visite permet de découvrir le culte voué à Confucius. De nombreux temples sont dédiés à Confucius mais celui-ci est l’un des plus importants. Les dragons représentés sur les bas-reliefs sont un véritable honneur pour le philosophe, les dragons étant l’emblème impérial. Par choix, Confucius n’a laissé aucun écrit de ses principes philosophiques. C’est donc la tradition orale et l’enseignement qui ont permis au confucianisme d’être toujours présent aujourd’hui.
Une des premières lois bienveillantes qu’il prononcera sera « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse ». Ce qui n’est pas très éloigné de “ Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, de même vous aussi, vous devez le faire pour eux. ” que l’on trouve dans la Bible (Matthieu 7:12). Il aurait semble -t-il aussi inspiré Robespierre et les Jacobins à en croire les panneaux de l’exposition.
Selon Confucius, l’homme doit adopter cinq règles de vertu : la bonté, la sagesse, la droiture, la bienséance et la loyauté (Certains « décideurs » Varois feraient bien de s’en inspirer …)
Le Temple de Confucius fut édifié en 1306 à Beijing sous la dynastie des Yuan. Après être passé sous un portique, vous arriverez dans une cour intérieure, arborée de cyprès et de superbes glycines plusieurs fois centenaires, au milieu de laquelle sont installées des stèles de marbre comportant les noms des personnes ayant réussi les concours prestigieux donnant accès à la fonction publique.
Une statue de Confucius est disposée au milieu de la Salle des grands succès, principal bâtiment du site. Elle accueille des cérémonies en l’honneur de Confucius ainsi qu’une exposition d’instruments de musique assez rares. Vous verrez également les stèles qui rappellent les doctrines confucéennes.
Temple de Confucius
13, Guozijian Jie
Pékin (Beijing)
Ouverture : du mardi au dimanche de 8h30 à 17h.
Entrée : 30 yuans (env 3 euros)
La citation du jour : On s’égare rarement en s’imposant soi-même des règles sévères
On ne voit bien qu’avec le coeur.
Les moins de 20 ans ne peuvent pas le connaitre mais Pascal Olmeta à été un grand gardien de but au sporting avant de briller à Marseille. Avec Francesco BIDDAU, chef d’entreprises, ils ont fondé en Janvier 2006 l’association »Un sourire, un espoir pour la vie« .
Le 17 Juillet, ils ont obtenu le feu vert pour organiser une grande fête au Stade Mayol. Une mi-temps football, une mi-temps rugby entre le RCT et l’OM … autant dire du grand spectacle et une merveilleuse soirée en perspective.
Pour vous convaincre de réserver votre soirée, sachez que 100% de la recette sera reversée à l’association « Un sourire, un espoir pour la vie » dont vous trouverez une présentation complète ici : http://www.assopascalolmeta.com/
La Cité Interdite … ne l’est plus.
La célèbre Cité interdite, ne l’est plus depuis 1925 à l’abdication du dernier empereur Qing. Le gouvernement chinois a un grand projet pour faire de la Cité interdite un musée de premier rang d’ici 2020, l’année où l’ancien palais impérial fêtera son 600e anniversaire.
Pour la visiter il vous faudra prévoir une bonne journée et des mollets en parfait état. Elle est située au centre de la ville. Véritable ville dans la ville, la taille et la beauté des palais défient notre imagination. Pendant cinq siècles le Palais Impérial de Beijing fut le siège du pouvoir suprême des empereurs chinois Ming et Qing. Les travaux de construction entrepris entre 1406 et 1420 par l’empereur Yongle nécessitèrent une main d’oeuvre colossale estimée à un million d’ouvriers pour mettre en place l’expression de la toute puissance du Fils du Ciel aux commandes de l’Empire du Milieu.
Voici la sortie de la Citée Interdite, ne pensez pas que la photo est floue … c’est la pollution de la capitale Chinoise qui brouille l’image.
Dans cette enceinte de 960 mètres sur 760, délimitée par des remparts massifs de 10 mètres de haut dominant des douves larges de 52 mètres, les empereurs trônaient au centre du palais dans la Salle de l’Harmonie préservés, coupés du monde, ne sortant de l’enceinte que dans de très rares occasions. De ce fait, coupés de la réalité, le pays était dirigé de manière parfois chaotique par certains empereurs plus attachés à batifoler avec leurs concubines, choisies ou enlevées dans les provinces, laissant le pouvoir aux eunuques du palais.
Dans les dernières années de la dynastie Ming, ces eunuques dirigeaient pratiquement le pays grâce à leur nombre important (entre 70 000 et 100 000), ayant réussi à imposer leur pouvoir politique malgré les décrets qui devaient légalement les tenir éloignés de la sphère décisionnelle.
Les édifices que nous pouvons admirer et visiter aujourd’hui datent pour la plupart du XVIIème siècle car la Cité Interdite a été restaurée de très nombreuses fois à la suite notamment des nombreux incendies qui se sont déclarés dans l’enceinte. Le palais fut même réduit en cendres en 1664 par les Mandchous, brûlant par la même occasion des livres précieux et des calligraphies centenaires. Aujourd’hui rares sont les pièces originales encore visibles car les pillages furent également nombreux. Le plus grand date du XXème siècle quand le Guomindang, à la veille de la prise de pouvoir par les communistes en 1949, emporta des milliers d’objets à Taiwan où ils sont aujourd’hui visibles au musée national de Taipei.
Pour visiter la Cité Interdite, trois formules sont proposées à l’entrée: Vous déambulez seul, vous vous faites accompagner par un guide qui parle votre langue ou vous louez un audio guide. C’est la solution que nous avons choisie. Les avantages de cet audio guide sont multiples :
- il nous donne un historique précis sur la Cité Interdite; ce qui m’a bien servi pour ne pas écrire trop de bêtises.
- il permet d’avoir chaque recoin du palais commenté alors qu’un guide classique se contente de visiter les grandes zones comme, les temples d’où le pouvoir s’exerçait et les quartiers de l’empereur.
- il nous permet de se retrouver dans les zones beaucoup moins visitées par les groupes touristiques pour apprécier la tranquillité des lieux. sans se perdre. Mais en Chine on est jamais seul bien longtemps.
Pourtant, dès que l’on sort des « grands axes » on se retrouve dans des allées colossales entre les palais et, seul l’espace d’un instant, on imagine alors la vie de ses habitants, coincés une vie entière entre ces murs.
C’était effectivement le sort des empereurs, de leurs femmes et de leurs concubines. Certaines d’entre elles, choisies lors de concours de beauté organisés à travers les provinces ou enlevées, entraient dans la cité alors qu’elles n’avaient qu’une quinzaine d’années et passaient alors leur vie dans les différents palais plus ou moins éloignés de celui de l’empereur. Il est quasiment impossible de faire une description détaillée de l’ensemble car on compte 9000 pièces d’habitation. Une voie principale pénètre dans la Cité Impériale par la Porte de la Paix Céleste (Tian an Men) et dans la Cité Interdite par la Porte du Méridien (Wu Men). Franchissant la Porte de l’Harmonie Suprême (Tai He Men) on accède aux trois palais principaux d’où le Fils du Ciel régnait : Le Palais de l’Harmonie Suprême, celui de l’Harmonie Parfaite et enfin celui de l’Harmonie Préservée.
Au sud se trouvent les parties officielles et au nord les quartiers privés où résidaient l’empereur et sa famille. D’est en ouest s’étendent divers palais construits dans des espaces clos, demeures familiales où logeaient les épouses, les concubines et leurs enfants, chacun vivant séparé dans ces palais indépendants possédant chacun une cour ou un jardin.
Pour avoir une vue d’ensemble de la Citée interdite, il vous faudra trouver sur sa face Sud Jing Shan Park, un magnifique jardin que les Chinois visitent en nombre au printemps. Musée végétal, ce lieu présente l’avantage d’avoir une vue plongeante sur le Citée Interdite et le point précis du « Centre de Pékin », matérialisé au sol par un cercle où les Chinois se bousculent, pensant assurément être au centre du monde.
En guise de récompense pour ce réel effort physique, nous vous conseillons un excellent restaurant : Le Club Dasanyuan. Le cadre y est traditionnel, la cuisine raffinée et si l’addition peut paraître élevée pour les Chinois, il vous en coûtera une soixantaine d’€uro pour trois personnes. Ce qui vous nous l’accorderez est tout à fait acceptable.
Dernière précision, il fait 34°Celsius et demain on attend un bon 37 !
Nous avons passé la journée à marcher dans la Cité Interdite et ses alentours. Il est à parier que pour nous endormir ce soir il nous suffira de compter … jusqu’à 1.
Bonne nuit et à demain.
La citation du jour : « Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui commence à enlever les petites pierres. »
Une petite visite chez le docteur.
Loin des remèdes miracles ou de la sorcellerie, la médecine traditionnelle Chinoise propose une approche globale du corps en agissant sur les causes d’une maladie ou d’un dysfonctionnement pour en soigner les effets.
La médecine chinoise s’appuie en pratique sur des éléments thérapeutiques primordiaux :
la pharmacopée chinoise comprenant la phytothérapie (plantes), les minéraux les substances animales voire humaines (exemple: le placenta). Le premier ouvrage de matière médicale est le Shennong bencao jing, le Classique de la matière médicale de Shennong, datant des alentours du début de notre ère. La phytothérapie chinoise contient des milliers de plantes, décoctions, poudres etc. Elles ont une action importante dans la médecine chinoise. Enfin, la pharmacopée rejoint souvent la cuisine chinoise avec l’usage des saveurs.

L’acupuncture et la moxibustion (combustion d’une herbe aidant à faire circuler l’énergie vitale, le Qi)
La diététique Le massage traditionnel chinois, An Mo / Tui Na.
Le Qi Gong, ou Gymnastique chinoise, qui permet par une pratique régulière, d’équilibrer le Qi, donc de prévenir les maladies. Accompagnée des autres éléments thérapeutiques, elle aide au soin du malade.
De par sa forte imbrication dans la culture chinoise, on retrouve en médecine l’ensemble des concepts de sa culture d’origine : le Yin et le Yáng (symboles de la bipolarité des choses), le Qi (l’énergie de l’être).
On retrouve aussi le Wuxing (Cinq Phases) : ce sont cinq qualités qui permettent d’étudier les caractéristiques de tout symptôme, ainsi que leurs interactions. Ces cinq mouvements sont le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau. Médicalement parlant, chacun d’entre eux est en relation avec des organes des saisons, des énergies, des organes atelier (Yin), des organes trésor (Yáng), des sens et des sentiments.
Si cela vous intéresse, en France deux livres vous aideront à comprendre cet univers MARIÉ, Précis de médecine chinoise, Dangles 1997
OTTINO, Dictionnaire de médecine chinoise, Larousse 2001
Mais rassurez-vous, l’industrie pharmaceutique attaque le marché … comme chez nous. Les pharmacies proposent de plus en plus de « cachets » de gellules et/ou de piqures pour soigner la population. Ici comme chez nous, dans industrie pharmaceutique, il y a industrie et dernièrement ils ont retrouvé dans des pillules des traces de … pneus et autres produits dérivés comme de l’huile de moteur. L’appât du gain est aussi fort que chez nous et comme nous avons perdu la sagesse de nos grands mères qui utilisaient la sauge ou le romarin, les chinois quittent la médecine traditionnelle petit à petit pour le plus grand plaisir et le plus grand bénéfice des clônes de Servier et autres bandits en blouse blanche.
Une des particularité de la médecine traditionnelle Chinoise, c’est quelle prend du temps. La doctoresse que nous avons rencontré a pris 3 heures pour faire un bilan et les différentes préparations proposées nécessitent de passer 10 à 15 minutes, ne serait ce que pour faire bouillir de l’eau et infuser les plantes. Au moment ou tout s’accélère, c’est un gros handicap et comme nous les chinois perdent petit à petit cette culture millénaire qui avait pourtant fait ses preuves. Ce n’est pas ce jeune Monsieur de 92 ans que nous avons rencontré lors d’une séance de T’ai chi Ch’uan qui vous dira le contraire.
La citation du jour : La vraie faute est celle que l’on ne corrige pas
Les Hutongs: Le symbole de l’histoire de Beijing.
Dès notre arrivée, après un bon massage pour chasser la fatigue du voyage, nous sommes allés nous perdre dans des hutongs , plus ou moins touristiques. (On peut traduire hutong par ruelle) Les cents premiers mètres nous mettent en contact avec des boutiques de « souvenirs » sans grand intérêt, mais plus on pénètre dans ces petites ruelles et plus on rencontre des « vrais gens », très souriants, étonnés que l’on puisse s’intéresser à eux, souvent accueillants pour peu qu’on leur dise Nihao (bonjour) avant de les mitrailler de photos.

Mais que se passe-t-il dans ces ruelles? On y prend le frais, on y répare son vélo à même le sol, on joue au Mah-jong, on soupe entre amis et voisins, on y joue de la musique, il ne se passe pas grand chose d’autre que la vie.
Les varois nous comprendrons, c’est un peu à l’image de notre Chicago Toulonnais des années 60, vieille ville populaire traditionnelle, envoûtante, mais qui tend à disparaître chaque jour un peu plus pour faire place à des tours plus grandes les unes que les autres.

Dans ces hutongs, on y découvre la vraie vie des Chinois. Ces ruelles anciennes propres à la capitale, ont pris forme et se sont développées pendant les dynasties des Yuans (1271-1368), des Mings (1368-1644) et des Qing (1644-1911). Il n’en existe nulle part ailleurs en Chine.
Aujourd’hui, la ville compte quelques milliers de hutongs qui rayonnent autour de la Cité interdite. Mais l’appétit des promoteurs immobiliers leur laisse peu d’avenir. Depuis notre dernière visite en 2008 juste avant les jeux Olympiques, deux quartiers où l’on avait plaisir à se promener et à boire un thé, ont disparu et laissé place à des grues et autres engins de travaux publiques. L’État central ne s’encombre guère de la richesse historique ou sociologique des lieux, préférant les avantages immédiats des promoteurs et l’impérieuse nécessité de construire encore et encore.
À Beijing, les rues se disposent longitudinalement et horizontalement, les hutongs se situent sur les deux côtés Est et Ouest du Palais impérial, le long des rues, où la plupart des habitants étaient auparavant des membres de la famille impériale et des nobles. Aujourd’hui elles sont habitées par “La Chine d’en bas” (concept cher à notre ancien Premier Minsitre JP Raffarin) constituées de Chinois chassés des campagnes par une misère à peine croyable de nos jours.
Dans les parties Sud et Nord de la ville. Les hutongs sont ordinaires et étroites. Les commerçants et les gens du peuple y habitaient, loin du Palais Impérial.
Les Siheyuans (enclos avec quatre maisons autour d’une cour carrée) sont les principales constructions dans les hutongs. La taille et la qualité des Siheyuans varient selon les différents statuts sociaux de leurs propriétaires. Les Siheyuans des hauts fonctionnaires ou des commerçants riches sont grands et sophistiqués. Dans un tel Siheyuan les maisons sont richement ornées et liées par des galeries, au devant et à l’arrière de ces maisons, il y a des jardins bien cachés. Comme vous vous en doutez, les Siheyuans des gens du peuple, sont beaucoup plus petits et plus simples. La porte est étroite et les murs bas. Pour que les maisons principales soient bien éclairées, les Siheyuans des nobles donnent sur le Sud. Ainsi, les hutongs sont orientées pour la plupart d’Ouest en Est. Pour faciliter les déplacements, on a ouvert plusieurs petites hutongs orientées du Nord au Sud entre les deux grandes ruelles. Vous l’avez compris les hutongs deviennent vite un labyrinthe, ce qui explique aussi que peu de touristes dépassent les cents premiers mètres. Pourtant il n’y a pas de sentiment d’insécurité quand on y pénètre pour rencontrer les gens en les respectant.
À l’époque de la République de Chine (1912-1949), la société était en instabilité du fait de guerres civiles et d’agression étrangère. C’est à cette époque que les hutongs ont progressivement décliné. Beaucoup de Siheyuans ont été partagés par plusieurs foyers. Après la fondation de la République populaire de Chine, les hutongs ont été aménagées dans une certaine mesure. Pendant les années de la « Révolution culturelle » cependant, un grand nombre de précieux vestiges historiques et culturels dans les hutongs ont été détruits. Depuis la réforme et l’ouverture sur l’extérieur, la physionomie de la ville de Beijing a connu un énorme changement, mais il est regrettable que beaucoup de Siheyuans aient disparues au son du ronflement des bulldozers, remplacées par de hauts bâtiments modernes, très souvent moches et sans âme.
Malgré tout, les hutongs occupent actuellement un peu moins d’un tiers de la superficie de la zone urbaine et abritent environ 40% des habitants de cette capitale hors norme. Comme par le passé, elles sont toujours étroitement liées avec la vie quotidienne. Vaisseaux sanguins de la ville, les hutongs ont enregistré et continuent à enregistrer l’histoire de Beijing et la vie de sa population.
La pensée du jour : Dieu créa le monde: le reste, c’est « made in China ».
Beijing … nous voilà !
Avant de poser nos valises pour la troisième fois à Pékin, il aura fallu avaler un premier vol de Paris à Canton en 12h, y faire une pose pipi, boire un café, pour remonter dans un avion de la China Southern Airlines avec un équipage … charmant.
Baiyun-Beijing c’est de la rigolade 2h de vol et nous voilà enfin arrivés à bon port. Il est 12h à Beijing nous sommes le 4 mai. À Besagne il est 18h et vous êtes encore au 3 Mai. Beijing … nous voilà !
Capitale immense avec plus de 25 millions d’habitants, on peut ne pas aimer Beijing (Pékin) mais Beijing ne peut laisser aucun voyageur indifférent.
La ville est le centre historique, politique et culturel du pays, laissant l’économie à Shanghaï et Hong Kong. Capitale politique depuis 1264, Beijing est marquée par l’histoire du pays. Les nombreux jardins et palais impériaux sont les témoins de la magnificence attachée à la pratique du pouvoir impérial.
La Chine est le pays de la gastronomie, Beijing en est sa capitale. La spécialité de la ville est le canard laqué mais ici on trouve les multiples spécialités du pays et de toute l’Asie. Les « huit grandes cuisines régionales » sont représentées : Shandong, Jiangsu, Anhui, Zhejiang, Fujian, Guangdong, Hunan, Sichuan.
Beijing est aussi la capitale chinoise de l’art contemporain, l’avant-garde artistique chinoise est exposée dans les nouvelles galeries de la ville. Nous visiterons les deux communautés d’artistes, la communauté d’artiste de Songzhuang et la 798 art zone. Aux portes de Pékin, le centre 798 est un grand complexe artistique rassemblant des artistes chinois et étrangers. Dans cette ancienne usine militaire vieille de 50 ans, il y a des ateliers, des galeries d’expositions entourés de cafés et restaurants avec terrasse. C’est un lieu encore ignoré par les professionnels du tourisme, mais qui est digne d’intérêt pour les amateurs d’art et ceux qui souhaiteraient passer un moment relaxant.
Les marchés de la capitale sont grands et nombreux. Si vous êtes agoraphobe, il vaut mieux les éviter. Ils sont souvent spécialisés : Marché aux perles, marché de la soie, marché de thé sont plus attirants les uns que les autres mais, il en est un que nous ne pourrons pas louper c’est le marché de nuit de Donghuamen, pour goûter des spécialités exotiques, comme une sauterelle, ou un scorpion grillé, on nous annonce des larves de cochenilles grassouillettes, cette année …
Une ville de cette taille est un spectacle permanent surtout pour nos yeux d’occidentaux, ses échafaudages en bambou, ses millions de vélos, ses 8 périphériques, une simple balade dans un des nombreux parcs est toujours pleine de surprises. Dès Potron-minet on y pratique le Tai-Chi-Chuan de 7 à 77 ans et le soir des marchés éphémères vous proposent à peu près tout. Entre temps, 25 millions de Pékinois construisent l’avenir… tranqillement.

Avec ses nombreux attraits Pékin est une destination touristique extraordinaire mais à y regarder de plus près, la ville se modernise rapidement, elle a été transformée pour les jeux olympiques de 2008. Sa modernisation et sa révolution économique spectaculaire profitent peut-être à la population mais risquent de détruire tous les vieux quartiers traditionnels comme les « Hutongs » et ces rues grises, la couleur traditionnellement dévolue au peuple, qui, constituaient l’identité architecturale de Pékin.
De nombreux sites se transforment en parc d’attraction pour touristes (comme le marché de la soie). Heureusement, les monuments, sources de devises, comme le Temple de Confucius, fondé en 1305, sont préservés. Longtemps interdit, il n’a été réhabilité qu’en 1988, nous retournerons y faire un tour, au moins pour le restaurant qui est juste à côté.
N’oublions pas qu’en 2007 il n’y avait encore que 3 lignes de métro à Pékin … contre 7 aujourd’hui, c’est dire si les choses changent vite ici. (Qu’aucun Toulonnais ne sourit en pensant au Tramway, pardon au BHNS)

Le coût de la vie à Beijing est plus élevé que dans les campagnes et a tendance à augmenter rapidement ces dernières années. Plus 20% pour la même chambre, dans le même hôtel entre 2008 et aujourd’hui.
En Mai 2008 pour 100€ vous aviez 1000 yuan
En Mai 2013 pour 123,98 vous avez 1000 yuan
Pékin reste le passage obligé d’un voyage en Chine. On peut facilement y passer une semaine, moins de trois jours, c’est une erreur, compte tenu de la taille de cette capitale, une des plus grandes du monde.
Arrivés à 11h, notre premier jour à Beijing a commencé par un massage pour éliminer la fatigue du voyage et une première promenade sans destination précise nous a remis dans cette ambiance si particulière où l’ultra-moderne cohabite avec l’ancestral.
Vous trouverez sur ce blog dans les 10 jours à venir le récit de notre promenade pékinoise, nous vous proposerons des photos, des vidéos et des dossiers thématiques pour découvrir à nos côtés la richesse de la civilisation chinoise.
Avec Bénédicte nous espérons que vous prendrez du plaisir à parcourir ce blog et qu’il vous donnera envie de vous rendre en Chine à votre tour !
La pensée du jour : « Ne parlez jamais de vous, ni en bien, car on ne vous croirait pas, ni en mal, car on ne vous croirait que trop » (Confucius).
Bonne nuit et à demain … si nous arrivons à mettre en ligne?
NB: Pour nourrir ce récit de voyageur, nous avons puisé et vérifié nos informations pratiques et historiques sur
Source et documentation:
La Chine à la carte
La chronique du patrimoine mondial
Citizeum les 36 lieux à voir en Chine
Le guide du routard
Voyageur du monde
La perle de l’orient
Le guide de pékin
Institut chuzhen
Namhao Daily
Le quotidien du peuple en Français
Beijing information
XinHuaNet
La chine au présent
CCTV.com
faguohanyunian.edu-ambchine.org
Google bien sûr
Wikipedia of course.





































