Archive pour la catégorie ‘Médias’

Les aides à la presse réformées par décret

Un  décret du 23 juin 2014 portant réforme des aides à la presse réserve une partie des aides à la seule presse généraliste, comme l’avait annoncé le Gouvernement en juillet 2013.

Cette réforme concerne le « fonds stratégique pour le développement de la presse » qui finance des investissements. Il a distribué en 2013 près de 21 millions d’euros à une centaine de titres. Les aides du fonds seront réservées aux publications papier et numériques d’information politique et générale à partir de 2016, alors que la presse spécialisée ne pourra en bénéficier que jusqu’en 2015.

Ce recentrage était voulu par le président de la République. La réforme n’est « pas destinée à réaliser des économies budgétaires » sur les aides, a assuré le ministère de la Culture et de la Communication. Jusqu’ici, le fonds finançait déjà principalement les titres généralistes, mais aidait aussi quelques dizaines de publications spécialisées.

On retiendra également que les titres recevant plus d’un million d’euros par an (toutes aides confondues, y compris l’aide postale) devront passer une convention avec l’État en s’engageant par exemple à des bonnes pratiques ou au financement des sociétés de distribution. Les aides pourront être suspendues s’ils ne respectent pas leurs engagements.
Géré paritairement avec les fédérations de presse, le fonds stratégique pourra financer jusqu’à 50 % d’un projet (contre 30 % actuellement) si ce projet est présenté par au moins trois acteurs ou s’il s’agit d’une innovation.

Le décret fusionne également les trois sections du fonds, jusqu’ici séparées entre presse papier, presse en ligne et international.

Enfin, les aides à la presse hebdomadaire régionale seront progressivement plafonnées à 25 % du total pour un seul groupe ; un changement visant « Ouest-France » dont les titres recevaient 40 % de ces aides.

Source : Actualités du droit

Presse qui roule pas vraiment cool.

Ce matin à l’entrée du site Nice matin, on pouvait facilement constater que le ton monte chaque semaine un peu plus, entre un groupe de presse français basé en Suisse et des salariés qui connaissent mieux que personne la réalité de la situation.

20140627_112321

Là comme ailleurs depuis des décennies, leurs profits passent avant la vie des gens. Pour gagner toujours plus d’argent (public) ces « décideurs » sont prêts à fracasser le quotidien de familles entières. Le pire c’est que des cadres trouvent le moyen de les défendre, d’expliquer l’inexplicable, en demandant au « petit personnel » d’accepter l’inacceptable.

À force de laisser faire pour espérer des publi-rédactionnels de complaisance, les politiques se retrouvent aujourd’hui avec ce qu’il est convenu d’appeler … « un bâton merdeux ». Pour avoir longtemps fermé les yeux sur une évasion fiscale connue de tous, on se retrouve aujourd’hui avec des images fortes et choquantes, car il est choquant de voir des mannequins se balancer au bout d’une corde. Oui c’est violent! Mais envoyer des centaines de familles aux marges du marché du travail pour assouvir la cupidité de quelques uns, ne l’est pas moins.

IMG_2422

Loin des idées de Théophraste Renaudot, à l’opposé de Monsieur Michel Bavastro jugé en son temps trop « paternaliste », la direction du groupe a accueilli en son sein des financiers, des énarques, des forts en thème. Là comme ailleurs, ces braves « intellichiants » à lunettes n’ayant pas la moindre expérience du terrain, auront mis moins de 15 ans à casser un titre de presse créé en 1949.

Quel gâchis !

Laurent di Gennaro

Avec un livre tu vas plus loin.

Cet été, si vous avez la chance de partir visiter les États Unis ou si vous êtes comme Jean Giono un Voyageur immobile, nous vous conseillons un livre qui, à l’instar de la petite bille de sucre roux, vous aidera à partir.

La Route 66 est un axe mythique qui sillonne les États-Unis d’Est en Ouest. Elle traverse huit États de l’Illinois à la Californie. Jean-Paul Naddeo et Marie-Sophie Chabres, passionnés de voyages et de moto, nous entraînent le long de cette route éternelle au coeur de l’Amérique profonde. Ils nous font découvrir les secrets des grands espaces et des villes fantômes qui la jalonnent. Ils abordent également la Route 66 en s’appuyant sur son histoire : symbole de liberté et du voyage américain, entretenu par des générations d’artistes, elle a inspiré de nombreux chanteurs, écrivains ou cinéastes (Rolling Stones, Jack Kerouac, Clint Eastwood…).
Nouveauté :
Contenu supplémentaire +50% , plus de points d’intérêt traités, un chapitre complet sur Los Angeles, sur la gastronomie, des encadrés supplémentaires (vallée de la mort….) , un road book/adresses étoffé, nouvelles photos.

C’est un livre qui fait référence, car c’est un réel plaisir à le parcourir !

9782324001567

TropBeautiful a 6 ans !

TropBeautiful, le programme musical sur internet fêtera ses 6 ans demain.

Créée le 21 juin 2010 à La Garde (Var), la radio en ligne TropBeautiful diffuse un programme musical ininterrompu avec un discret habillage d’antenne pour seules ponctuations. Offrant la possibilité d’écouter les tubes d’un jour et de toujours, des artistes d’aujourd’hui et de demain, TropBeautiful est le programme musical familial par excellence. On peut l’écouter aussi bien chez soi, au bureau, que dans un espace public (galerie marchande ou commerce) étant donné la nature de sa programmation éclectique et généraliste à la fois.

Outre les titres incontournables de la chanson française et pop/rock du moment, TropBeautiful s’est fait une spécialité de diffuser les tubes de ces 20 à 30 dernières années oubliés des radios mais présents dans toutes les mémoires. En version originale ou inédite au travers par exemple de reprises confidentielles bien qu’enregistrées par les plus grands artistes, TropBeautiful collecte les pépites des années 80 à aujourd’hui dans un programme sans animateur et écouté, pour plus d’un auditeur sur deux, hors de France.

TropBeautiful, le programme musical s’écoute gratuitement en ligne sur www.tropbeautiful.com, via iTunes (rubrique Radio>Top40), sur TV pour les bénéficiaires d’une FreeBox Révolution et sur iPhone avec l’application TropBeautiful disponible gratuitement sur l’AppStore.

Pour célébrer ses 6 ans avec ses auditeurs toujours plus nombreux, TropBeautiful diffusera un programme spécial le 21 juin de 19h à 05h le lendemain sur TropBeautiful.com : la Macumba Night.

La Macumba Night c’est une sélection des tubes cultes diffusés dans les discothèques des années 80 à aujourd’hui, toujours en non stop et sans animateur.

Une belle occasion de fêter la musique des plus belles années de ces auditeurs.

Décrypter, résister, inventer : pour des médias d’utilité sociale.

À quoi sert un média comme Basta ! ? Vu la profusion de supports d’information aussi divers que variés, il est toujours sain de se poser la question. Surtout après 5 ans d’existence. L’augmentation régulière de notre audience semble confirmer que Basta ! a toute sa place. 15 000 visiteurs mensuels lors du lancement du site en décembre 2008, 450 000 aujourd’hui. Merci !

Avoir une audience, c’est bien. Mais pour quoi faire ? Se fondre dans le conformisme ambiant ? Relayer la énième polémique sur, au choix, la Marseillaise, les roms, l’Eurovision, le port du voile, la dernière scène ultra-violente de Game of Thrones… ? Vendre de la publicité ? Rien de tout cela.

Non, à Basta ! nous aimons bien les sujets complexes. Vous avez dit Transatlantic Trade and Investment Partnership ? On s’y intéresse. Vous entendez « certificat d’obtention végétale » ? On se déplace. Certains s’interrogent sur la réforme des « ratios de solvabilité » des banques ? On interviewe. L’arrivée de la « biologie systémique et synthétique » vous interpelle ? On enquête. Le « système communautaire d’échange de quotas d’émission de CO2 » vous est incompréhensible ? On décrypte. Non par masochisme mais parce que ces sujets, parmi tant d’autres que nous abordons, nous semblent essentiels pour comprendre ce qui est en jeu – la démocratie, la privatisation du vivant ou des richesses créées… – et redonner un pouvoir d’agir aux citoyens qui s’y intéressent.

Des articles à « effet levier »
Raconter des histoires compliquées n’est pas une sinécure. Mais « l’effet levier » qu’ont provoqué plusieurs de nos articles nous a bien fait plaisir. Prenez l’affaire des obscurs « certificats d’obtention volontaire » qui n’intéressaient personne mis à part quelques militants défendant les semences comme bien commun. Là encore, notre travail d’information a permis de montrer les menaces pesant sur la liberté de cultiver et de mettre en lumière le rôle de grands groupes privés impatients de tout breveter. Le « succès d’audience » de ces articles a permis de renforcer les mobilisations émergentes, en particulier lors du vote de la loi sur les contrefaçons. De nombreux lecteurs ont alors interpellé des députés. Rares sont les rédactions qui se sont attelées à ce sujet. Ce combat contre l’accaparement du vivant par des intérêts privés n’est d’ailleurs toujours pas terminé. Notre dossier « Main basse sur les semences » témoigne de notre acuité sur le sujet.

Autre exemple : l’histoire du viticulteur Emmanuel Giboulot. Producteur de vin bio, il est poursuivi en justice pour avoir refusé de traiter ses vignes aux pesticides. Basta ! a permis de faire connaître son combat. A nos lecteurs bien sûr, mais également à nos confrères et consœurs journalistes : le cas d’Emmanuel Giboulot a ensuite été très médiatisé, jusque dans les colonnes du New York Times. Une affaire de plus, qui pose encore et encore la question du type d’agriculture et d’alimentation que nous souhaitons demain.

Une satisfaction également, quand des associations nous appellent pour nous remercier, lorsque notre enquête ou notre reportage a suscité l’intérêt d’une radio nationale, d’une chaîne de télévision ou d’un grand quotidien, pour un projet ou une problématique encore trop confidentiels. Après notre enquête sur « le plan social invisible qui frappe le secteur associatif », le Collectif des associations citoyennes, qui se bat pour que le secteur associatif, indispensable au tissu social, ne soit pas sacrifié sur l’autel de l’austérité, a enfin été invité à s’exprimer dans plusieurs médias nationaux. Côté alternatives, l’écologie open source a suscité l’intérêt des médias « mainstream » après la publication de cet article. Deux exemples parmi d’autres.

Parfois un petit article provoque quelques remous : l’ancien ministre des Finances Pierre Moscovici a dû annuler la nomination au sein l’Autorité des marchés financiers d’une responsable de la banque UBS, banque mise en cause pour ses pratiques d’évasion fiscale. Nous étions les premiers à dénoncer cette nomination, avec Challenges. Notre enquête sur le partenariat public-privé choisi pour la mise en œuvre de l’écotaxe – le consortium emmené par Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR qui prévoyait d’empocher 20% des recettes de la taxe – a aussi entraîné quelques secousses.

Cette liberté d’informer, d’enquêter, d’aborder des sujets complexes peu propices à la course au clic, nous la devons à notre quête d’indépendance : pas d’annonceurs avec lesquels se brouiller, pas d’actionnaires ou de groupes industriels à ne pas froisser. Sans pub et sans gros investisseurs, notre principal « levier » c’est vous ! Alors n’hésitez pas à faire un don.

Neil Young lève 6 millions de dollars pour tuer l’iPod.

Le légendaire musicien a sollicité avec succès les internautes pour soutenir son projet de baladeur et de bibliothèque musicale numérique PonoMusic.

Neil Young vient de jeter un bon gros pavé dans la mare du format MP3. Le légendaire chanteur a levé 6,2 millions de dollars pour… Lire l’article de Guerric Poncet

Jean-Marie Le Clézio et Pierre Rabhi sur le plateau de « La Grande Librairie »

Étourdissant face-à-face, l’autre soir, entre Jean-Marie Le Clézio et Pierre Rabhi sur le plateau de « La Grande Librairie », l’émission de François Busnel sur la France 5. Un condensé incroyable d’émotion et de simplicité assumée sans jamais le moindre soupçon de forfanterie.


Pierre Rabhi et J.M. Le Clézio à La grande… par conscience33

Médias: un rapport veut protéger la musique

Un rapport sur « L’exposition de la musique dans les médias », commandé par le ministère de la Culture, émet aujourd’hui plusieurs recommandations, dont celle d’insérer dans le cahier des charges de France Télévisions « une obligation » de diffuser au moins une émission musicale par semaine aux heures de grande écoute (20h-23h).

Le rapporteur Jean-Marc Bordes préconise aussi de … Lire l’article

Dans le pays de Fayence, un journal écrit par ses lecteurs

Donner la parole aux habitants du canton, leur permettre d’exprimer leurs préoccupations ou de suggérer des solutions face aux difficultés du moment : tel est l’objectif du Nouveau journal du pays de Fayence (Var). Tiré à 10 000 exemplaires, ce trimestriel associatif contribue à animer la démocratie locale.

Lorsqu’on habite en milieu rural et que l’on veut recevoir des informations locales, en échappant à la rubrique des chiens écrasés, que fait-on ? « On crée son propre journal ! », répond sans hésiter Eric Bourlier, directeur de la publication du Nouveau journal pays de Fayence. Président de l’association éditrice Le Clos, cet homme de 53 ans n’est pas peu fier d’affirmer que ce trimestriel, créé il y a cinq ans, est « un journal 100 % associatif, libre et indépendant de tout appartenance partisane », sans subvention et sans publicité aucune. « Les seules fois où Var Matin, le journal régional, parle de nos villages c’est pour évoquer la cérémonie du 11 novembre ou la galette des anciens », se désole ce militant dans l’âme qui reproche aussi aux bulletins municipaux, quelles que soient leurs couleurs politiques, de n’être que « des instruments de propagande électorale ».

« Notre démarche se veut citoyenne », explique cet ancien animateur social devenu agriculteur bio pour qui « la parole associative n’est entendue qu’en période électorale. Trop souvent, les associations subventionnées craignent de s’exprimer et de perdre leur soutien municipal. Même les élus d’opposition oublient de communiquer avec ceux qui les ont élus. Et chacun se tait jusqu’aux élections suivantes. On n’assume pas, on subit. »

Lire la suite de l’article de Laurent Grzybowski

Le pouvoir de la communication

Le sociologue Manuel Castells analyse les réseaux de communication et leurs pouvoirs dans une société qui a considérablement élargie son espace public par les médias.

Faut-il encore présenter Manuel Castells? Depuis 1979, professeur de sociologie, de planification urbaine et régionale à l’Université de Berkeley en Californie, il est également titulaire de la Chaire «Technology of Communication and Society» à l’University of Southern California, Los Angeles ainsi que celle consacrée à la «Société en Réseaux» au Collège d´études mondiales (Fondation de la MSH) à Paris. Son œuvre est considérable. On en retiendra ici la trilogie qu’il consacra à L’ère de l’information[1] et La galaxie Internet[2]. Le présent ouvrage s’inscrit, tout en les actualisant, les infléchissant et les enrichissant, dans la continuité de ces travaux dont l’influence sur les recherches en sociologie de la communication a été –et reste– tout à fait considérable. L’objet central de ce livre –le titre originalCommunication power était encore plus explicite– est une réflexion puissante sur les liens, dans ce que je serais tenté d’appeler l’espace-réseau, entre pouvoir et communication, communication du pouvoir et pouvoir de la communication. Pour Castells, et ses travaux précédents nous l’avaient amplement montré, ce sont les réseaux de communication (et plus exactement le réseau de ces réseaux) qui désormais sont au cœur –comme vient encore de le souligner Alain Touraine[3]– d’un type sociétal différent de celui des sociétés, notamment occidentales, telles qu’elles avaient pu se développer, après ce qu’il reste convenu d’appeler les première et deuxième révolutions industrielles.

Lire la suite de l’article de Patrice Carré


Commentaires récents
Archives